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Les locales fixées au 23 novembre

Le président de la République a signé, hier, le décret présidentiel portant convocation du corps électoral pour les élections locales, désormais fixées au 23 novembre prochain.

La révision exceptionnelle des listes électorales aura lieu du 30 août au 13 septembre prochain. Les élections locales, pour les Assemblées populaires communales et Assemblées populaires de wilaya, auront bien lieu, tel que connu depuis plusieurs semaines, jeudi 23 novembre. La signature, hier, par le président de la République du décret présidentiel portant convocation des électeurs ouvre, désormais, la voie officielle pour l’entrée en joute des prétendants à devenir élus des citoyens de leurs collectivités. «Conformément aux dispositions de la loi organique relative au régime électoral, Son Excellence M. Abdelaziz Bouteflika, président de la République, a signé ce samedi 26 août 2017, un décret présidentiel portant convocation du corps électoral pour les élections des Assemblées Populaires communales et des Assemblées Populaires de wilaya, qui se dérouleront le jeudi 23 novembre 2017», lit-on dans le communiqué rendu public, hier, par la présidence de la République. Le même document fait état, également, de la révision des listes électorales, dont l’opération débutera ce mercredi. «Une révision exceptionnelle des listes électorales sera ouverte du mercredi 30 août au mercredi 13 septembre 2017», a encore indiqué la même source. Anticipant toute déclaration ou discours appelant à donner des garanties de transparence et de bannissement de fraudes pour les prochaines élections, le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui a, derechef, estimé que «les locales arrivent après un premier test réussi pour la Haute instance indépendante de surveillance des élections, le 4 mai dernier lors des législatives». Pas si sûr de convaincre, car pour ce «premier test pour la HIISE», beaucoup de voix se sont élevées pour crier à la fraude dans certains bureaux ou centres de vote. Et ce n’est assurément pas son président, à l’étiquette islamiste, Abdelwahab Derbal qui le contredira, lui qui aurait déclaré aux Chancelleries étrangères, au lendemain du scrutin législatif pour les rassurer du bon déroulement des élections, que «l’Algérie est un pays musulman qui n’a pas la même histoire que celle de l’Europe et, de ce fait, il ne faut pas appliquer les mêmes normes à la démocratie en Algérie » (Sic). Qu’à cela ne tienne ! La question de transparence et de régularité ne constitue pas, pour le moment, la préoccupation majeure des futurs concurrents aux APC et APW, tant ils sont «absorbés» par la cadence des préparatifs, entamés au lendemain de l’installation de la nouvelle APN. Il faut dire que la quasi-totalité des partis politiques, du moins ceux présents en Kabylie, n’ont pas pris de vacances. La scène politique locale a été fortement animée depuis le printemps, notamment par des épisodes «coups de gueule» de militants et cadres de certains partis, mais surtout par la mise sur pied des commissions locales de choix de candidature. Cette dernière est le synonyme type de l’engagement des formations politiques aux élections. Des engagements qui n’ont pas, pour autant, attendu que le président de la République convoque le corps électoral, en ce sens que tout le monde savait que la mandature actuelle dans les APC et les APW arrivera à terme en novembre prochain. Une lapalissade, en somme, qui a motivé toutes les formations politiques, mais aussi des individus, tentés par l’engagement politique aux municipales en candidats indépendants des chapelles, à prendre de l’avance pour y être prêt.

Mohand Arezki Temmar

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