Sensibilisation des élèves sur la grippe aviaire

Partager

Certes, de telles mesures ont réduit quelque peu la psychose qui s’est emparée des Kabyles, notamment les montagnards. Le cap est maintenant mis sur les établissements scolaires. Effectivement, cette sensibilisation est arrivée au bon moment, surtout lorsqu’il s’agit des enfants. Dans une directive du ministère de l’Education diffusée par la tutelle dans les écoles, il est demandé aux enseignants d’expliquer à leurs élèves la gravité de cette maladie. Un cours-modèle est prévu dans chaque classe, notamment par les professeurs de sciences naturelles. “C’est une bonne chose. Les enfants doivent être au courant de ce que peut engendrer la grippe aviaire, surtout lorsque l’on sait qu’ils aiment capturer les oiseaux et jouer avec eux”, nous a confié à ce propos un professeur de collège. Beaucoup de conseils sont donnés aux élèves : on leur demande, par exemple, de ne pas toucher aux oiseaux morts et de ne pas aussi jouer où se posent les oiseaux sauvages. Nombreux sont les professeurs qui, en plus du canevas de la leçon proposée par leur tutelle, sont allés loin dans leurs recherches. Certains ont même recouru à l’Internet pour savoir plus sur cette maladie. “La consommation du poulet cuit à 70° détruit le virus H5N1”, telle est la remarque donnée aux élèves afin de dissiper de leur esprit toute suspicion. “Sachant que chaque famille a au moins un enfant scolarisé, l’information peut pénétrer dans tous les foyers”, a ajouté un autre professeur. Interrogé sur l’intérêt accordé par les élèves à cette leçon, ce dernier nous a dit que de nombreuses questions et anecdotes nous ont été émises. De telles initiatives sont à encourager, mais il est attendu qu’elles soient étendues aux Maisons de jeunes. La sensibilisation devrait gagner aussi les lieux de culte. Donc, les imams dans les mosquées pourraient aussi prendre part à cette campagne. “En tout cas, c’est bien de sensibiliser tout le monde. Nous avons quand-même pu gagner la confiance du public visé. Chaque personne se sent concernée. Quotidiennement, nous recevons des appels faisant état d’oiseaux trouvés morts”, nous a signalé au passage un membre d’une commission locale.

Amar Ouramdane

Partager