Le marché de gros de fruits et légumes de Tadmaït constitue un endroit non seulement dangereux mais aussi et surtout infecte de la wilaya de Tizi-Ouzou. Une tournée, dans la journée, tout au long de l’ancienne route nationale (avant la réalisation de l’actuelle autoroute), vous donne des frissons. Ainsi, baraques de fruits et légumes se côtoient aux baraques de dépôts-vente-consommation de boissons alcoolisées (toutes liqueurs confondues) se suivent des deux côtés de la route devenue une piste délabrée, poussiéreuse en été et boueuse en hiver, en plus d’un lieu de débauche qui déshonore la région. La situation a atteint son paroxysme à tel point que les autorités locales actuelles avaient procédé à l’éradication totale des baraques de consommation de boissons alcoolisées, il y a quelques mois de cela. Il a fallu la présence du chef de daïra et des services de sécurité pour nettoyer ces lieux de débauche, à la satisfaction des habitants, notamment des riverains. Mais la joie n’a pas trop duré car les baraques sont revenues en force. Elles se sont multipliées davantage. La débauche est plus accrue qu’auparavant. Un tableau qui bat tous les recors d’humiliation. Et c’est dans ces lieux infectes que s’étalent et se vendent les fruits et légumes que nous achetions dans nos différents marchés et centres commerciaux au détail, à l’échelle de la wilaya. Le nouveau projet de la réalisation d’un marché de gros à proximité du centre de formation professionnelle (CFPA), à Kaf Lagab, fut, finalement, un leurre. Pourtant, l’ex-wali de Tizi-Ouzou, Hocine Mazouz, avait assisté aux portes-ouvertes de ce marché «moderne, avec toutes les commodités, qui ont eu lieu au jardin 1er Novembre de Tadmaït. Le projet est mort-né. Il est extrêmement urgent que les différentes autorités (APC, daïra et APW) se penchent sur ce sérieux problème, car il y va de la santé publique et de la sauvegarde de la jeunesse qu’il faut extraire de tous ces maux sociaux. Nous apprenons qu’une agression eut lieu la nuit du lundi à mardi derniers. La victime, un homme d’une quarantaine d’années, a succombé à ses blessures (coups de couteau).
M. A. T.
