Toujours la contrefaçon

On n’arrêtera donc pas la contrefaçon ? En dépit des campagnes menées contre ce phénomène, malgré les sanctions annoncées, les fraudeurs ont toujours le vent en poupe. Et ils sont de plus en plus arrogants ! Il suffit d’entrer dans les magasins pour s’en rendre compte : des pièces détachées aux objets usuels, comme les vêtements, l’électroménager ou même les piles. Quant aux produits artistiques, tels les cassettes audio, les CD ou les films, ils constituent la majorité des produits mis en vente. Qu’on en juge : selon des statistiques établies par l’Office des droits d’auteurs, l’ONDA, en 2003, 72% des CD et 37% des cassettes étaient piratées. Il suffit d’avoir, pour les CD, un graveur, et pour les cassettes un magnétophone, pour s’improviser producteur : une jaquette scannée et le tour est joué ! Des produits, dont la création et la fabrication ont coûté beaucoup d’efforts, sont ainsi commercialisés sans le moindre coût et sans le grand effort ! Les livres n’échappent pas au piratage : on sait que des éditeurs sans vergogne publient des ouvrages sous copyright, aux détriments des droits des auteurs et des éditeurs. Et on parle dans ces conditions de la promotion de la culture et de la sauvegarde des droits intellectuels. Le comble, c’est que ces produits sont vendus au su et au vu de tous ! C’est à se demander ce que font les autorités chargées du contrôle et de la répression de la fraude. Si le holà n’est pas mis à ce phénomène, c’est toute la production culturelle dans notre pays qui est menacée…

S. Aït Larba