La STP à la rescousse

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Les employés des ponts et chaussées sont à pied d’œuvre, ces derniers jours, sur la RN15 afin de préparer l’arrivée des pluies. Cette année, ils ne seront pas pris de court puisque les grandes pluies n’arriveront pas de sitôt. La tâche des terrassiers de la Subdivision des Travaux Publics (STP) ne s’annonce pas de tout repos au vu des tas d’ordures qui jonchent les fossés et les accotements. Depuis la fermeture des décharges d’Ait Sidi Ahmed et d’Ait Yahia, les routes sont devenues des dépotoirs à ciel ouvert. Chaque matin, on trouve d’autres sacs qui viennent grossir le tas, déjà considérable, de la veille. On y trouve toute sorte d’objets hétéroclites. Hormis les habituelles ordures ménagères, des citoyens peu scrupuleux se débarrassent de gravats provenant des chantiers de construction, de machines et autres objets hors d’usage et même des peaux de bêtes et autres déchets de boucherie. Le camion des « x ponts et chaussées » se charge d’évacuer toutes ces saletés. Malheureusement, les pollueurs de tout bord ne s’accommodent pas d’un paysage propre. Les fossés dégagés dans la journée commencent à se recharger. Des sacs pleins de canettes vides réinvestissent les endroits nettoyés. Comme il est constaté, cette opération de nettoyage et de désherbage s’est limitée aux fossés seulement. L’accotement n’aurait pas subi le même traitement. Les cartons, les bouteilles et autres, attendent qu’un messie viennent les débarrasser. Ce qui ne risque pas d’arriver de sitôt, particulièrement sur les routes éloignées des villages. Nombre de citoyens protecteurs de l’environnement, participant à des actions de volontariat à longueur d’année, tiennent à mettre en avant un constat édifiant : « Avec le retour des vacanciers, la pollution a beaucoup diminué. Ce qui laisse croire que même les citadins qui viennent profiter de l’air pur de la montagne négligent notre cadre de vie », confie L’Hocine qui cite un véhicule immatriculé de l’autre côté de la méditerranée, dont les passagers ne se gênaient nullement de jeter sur l’asphalte des bouteilles de bière vides. Ce qui ne dédouane nullement ceux qui doivent, évidemment, enlever tous les détritus.

A.O.T.

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