En «l’absence d’une réponse favorable» à ses doléances, l’intersyndicale autonome de la fonction publique ne compte pas lâcher du lest.
Les 14 syndicats de différents secteurs de la fonction publique (éducation, santé, formation professionnelle, administration publique et l’agriculture), ont décidé de passer à l’action. Pour ce faire, les syndicats autonomes des différents secteurs de la fonction publique se réuniront le 16 septembre prochain. À l’ordre du jour de cette réunion, figure la question de la suite à donner à leur mouvement de protestation entamé depuis plusieurs mois. Le président du conseil des lycées d’Alger (CLA), Idir Achour, a réitéré la volonté de ses adhérents à aller plus loin dans leur lutte syndicale afin de faire valoir leurs revendications. Il s’agit notamment de l’annulation de la réforme des retraites, la participation des partenaires sociaux à la préparation de la nouvelle loi de travail et l’amélioration du pouvoir d’achat de tous les travailleurs. Toutefois, les syndicats autonomes ont, maintes fois, réitéré leur volonté d’aller loin dans leur lutte syndicale, afin d’exiger la satisfaction de leurs revendications. Néanmoins, ces syndicats restent favorables au dialogue et aux négociations avec les pouvoirs publics, au sujet de tous les projets de loi qui « intéressent le monde du travail», en sa qualité de «représentant légitime des travailleurs salariés». «La retraite anticipée et la retraite sans condition d’âge, le projet du Code du travail et la dégradation du pouvoir d’achat des travailleurs algériens » constituent les points phares contenus dans la plate-forme de revendications soulevées par l’intersyndicale de la fonction publique. Cette dernière exige également «la révision de la grille des salaires et l’amélioration du pouvoir d’achat de tous les travailleurs». L’intersyndicale autonome de la fonction publique a, dans le même document, appelé «la base et les travailleurs des différents secteurs de la fonction publique à se mobiliser et à unifier leurs rangs et poursuivre la lutte syndicale afin de protéger leurs acquis et faire valoir leurs doléances».
L.O.Challal

