Depuis l'épizootie de fièvre aphteuse de 2014, les services agricoles ont créé un programme afin de protéger le cheptel de cette maladie, en régularisant les vaccinations.
Tous les éleveurs qui étaient réticents au lancement des premières campagnes ont fini par adhérer à ce programme, car ils ont compris que seule la vaccination pourra leur épargner des pertes. Dans la même optique, une campagne de vaccination contre la fièvre aphteuse bovine a été lancée, avant-hier, à travers le territoire de la commune. «Elle durera quinze jours, du 17 au 28 du mois courant», nous confie une source proche de l’opération. Effectivement, celle-ci a été lancée, le premier jour, dans la ferme agricole Les Lamrani et les environs. «Ce sont tous les éleveurs qui ont répondu à l’appel. D’ailleurs, le vétérinaire a eu beaucoup de peine à vacciner tout le cheptel», ajoute la même source. «Il faut que tous les éleveurs adhèrent à l’opération. Ils ont beaucoup de chance. C’est le vétérinaire qui se déplace vers eux. Déjà c’est un problème en moins. Et puis, quand un fermier a une vingtaine de vaches, il n’a qu’à accepter cette vaccination sinon il sera le seul perdant», estime de son côté un éleveur qui attendait son tour. Dans cette commune à vocation agricole et d’élevage, on compte pas moins de deux milles têtes, notamment des vaches laitières éparpillées ici et là dans la plaine et dans les villages. «Le programme va toucher toutes les localités. D’ailleurs, lors de sa confection, les lieux de passage du vétérinaire ont été choisis de façon à réunir dans le même endroit le plus grand nombre possible de bêtes», constate notre source. Ainsi, cette opération s’achèvera le 28 septembre à Ihamouthène et Iâllalène à la frontière avec la commune d’Ait Yahia Moussa.
Amar Ouramdane

