Les marchands ambulants des fruits et légumes, qui ont squatté les accotements et les trottoirs de la RN 15 au niveau de l’agglomération de Chorfa, n’ont pas mis beaucoup de temps pour réinvestir les lieux d’où ils ont été chassés par les autorités communales il y a de cela quelques mois. En effet, les étals, qui avaient disparus, sont réapparus, ces derniers jours, sur les abords de la RN15 qui passe par cette localité. Et rebelote, le petit marché informel que tient, quotidiennement, ces vendeurs a été réinstallé par leur soin au grand dam des automobilistes qui souffrent des bouchons et autres embouteillages que provoque cette activité illégale. Nuisance de moins, les volaillers, pour leur part, n’y ont pas réinstallé leurs points de vente du poulet vivant, ce qui a atténué quelque peu cette situation. Néanmoins, les marchands de primeurs ne sont pas indemnes de tout reproche, puisque, en sus de leur activité, laquelle échappe au fisc et qui constitue une entorse à la loi régissant le commerce, ces personnes polluent les environs et les places qu’ils occupent (trottoirs, accotements,…). Comme constaté dernièrement, les oliveraies qui longent la RN15 sont toutes polluées par les détritus (fruits et légumes avariés, sachets, cartons,…) jetés sans aucun ménagement par ces vendeurs. La pollution dans ces lieux a atteint des proportions alarmantes, et les oliviers séculaires, tant « vénérés » par nos ancêtres, sont entourés de toute sorte de saletés. «C’est malheureux de constater toute cette insalubrité qui est provoquée par ces marchands sans vergogne. Des oliviers multiséculaires sont pollués sans que personne ne daigne réagir pour y mettre un terme», regrette amèrement un habitant de Chorfa-centre.
Y. Samir
