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Les syndicalistes du Snapap mécontents

Les travailleurs de la mairie de Tizi-Gheniff qui avaient observé les grèves à l’appel du Snapap (cinq jours, durant le mois de juin, et durant d’autres mois) sont mécontents.

Tenant compte de la discrimination qu’ils ont constatée sur leurs fiches de paie. Nombreux sont ceux qui ont été surpris de remarquer, alors qu’ils étaient en congé, que leurs salaires étaient amputés de cinq jours. Suite aux réclamations, notamment de la gente féminine à ce sujet, qui se sont sentis lésées, la section syndicale du Snapap, qui avait appelé à ces grèves, a réagi. «Nous dénonçons énergiquement cette pratique, suite au télégramme envoyé par la direction de l’Administration locale (DAL) au secrétaire général chargé d’établir les listes », nous répond M. Arezki Tazekrat, en sa qualité de premier responsable de la dite section. Et de donner quelques exemples: «dans la liste nominative concernant le mois de juin, nous trouvons trois listes différentes. Ce n’est pas la même liste qui a été envoyée à la daïra, à la DAL et aux services de sécurité. Sur une liste de vingt personnes, on trouve que six qui étaient en congé. Pour celle du mois de juillet, on trouve dix employés en congé et un retraité dont la cessation remonte au 29 janvier 2017. C’est pour dire qu’il y a du favoritisme et un abus de pouvoir du secrétaire général dans la confection des listes adressées aux services concernés afin que ces derniers fassent les ponctions». Notre interlocuteur nous apprend que des recours et des requêtes ont été destinés, le 28 août dernier, au chef de daïra, au DAL et au wali. «Nous avons joint toutes les pièces justificatives (copies des décisions de retenues des fonctionnaires en congé) afin de démontrer aux premiers responsables de la wilaya et des autres administrations que nous avons raison», nous explique-t-il en nous remettant les copies de ces requêtes. Notre interlocuteur termine en annonçant que des actions seront entreprises si ces travailleurs ne seraient pas rétablis dans leurs droits.

Amar Ouramdane

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