Deux projets de CET gelés

Partager

Pas moins de sept infrastructures de traitement de déchets sont réparties à travers le territoire de la wilaya, dont cinq centres d’enfouissement technique (CET) intercommunaux et deux décharges publiques intercommunales contrôlées.

En plus de ces espaces, une déchetterie industrielle est implantée à Sour El-Ghozlane et deux projets de centres de tri, un à Ahnif et l’autre à Aïn Bessem, sont en cours de réalisation. Ainsi, ce sont 31 communes sur les 45 existantes à travers la wilaya de Bouira qui sont prises en charge au niveau des cinq CET. Deux autres communes, à savoir El-Khebouzia et Raouraoua, seront rattachées au CET de Sour El-Ghozlane ce qui portera le chiffre à 33 communes. C’est ce que nous apprendra M. Mohamed Benabed, directeur de l’environnement de la wilaya de Bouira. Aujourd’hui, selon les statistiques de la direction de l’environnement, sur une population de 806 000 habitants, les déchets de 586 000 habitants sont pris en charge dans ces infrastructures, soit 70% de la population de la wilaya et le chiffre devrait être revu à la hausse lorsque les communes de Khebouzia et de Raouraoua seront incluses dans le programme de rattachant au CET de Sour El-Ghozlane. Toutefois, pour la direction de l’environnement de la wilaya de Bouira, un déficit en matière de gestion des déchets est enregistré au niveau de certaines communes de haute montagne : «Nous avons les communes d’Aghbalou, Saharidj et Ath Leqsar qui ne sont pas couvertes par les CET. C’est le relief montagneux de ces régions qui pose des difficultés pour trouver des sites d’enfouissement», déplore M. Benabed avant d’enchainer : «La direction de l’environnement a bénéficié de deux opérations pour la réalisation de deux décharges, une à Aghbalou et l’autre à Lakhdaria, mais malheureusement ces projets font l’objet de mesures de gel», regrette encore notre interlocuteur. Deux importantes infrastructures planifiées pour prendre en charge les communes importantes de la partie Ouest de la wilaya et de la partie Est. Toutefois, pour le village de Selloum relevant de la commune d’Aghbalou, une solution palliative a été trouvée pour acheminer les déchets de cette localité vers le CET d’Ahnif. Ce n’est, hélas, pas le cas pour la municipalité de Saharidj qui bute sur un problème de transports car ne disposant pas de moyens adéquats et suffisants pour évacuer ses déchets vers le CET d’Ahnif.

Hafidh. B

Partager