La situation du transport urbain de Tizi-Ouzou est devenue, ces derniers temps, un grand cauchemar pour les voyageurs et un point noir pour la ville des Genêts. En effet, l’état d’une grande partie des autobus, mais aussi les retards fréquemment enregistrés, issus des grands bouchons qui bloquent la circulation au niveau des artères de la ville, provoquent le désarroi des citadins. Le manque de voie pour accéder à la cité aggraverait la situation. «Je prends le bus de Sikh Oumeddour vers La Tour, il nous arrive de rester une heure pour y arriver, c’est infernal. On déplore aussi les mauvaises conditions de voyage, les bus sont surchargés et roulent difficilement », déclare un voyageur. «Je me demande où sont les contrôleurs qui doivent veiller à l’application de la loi, c’est la vie des citoyens qui est menacée. On attend vraiment une intervention des services concernés pour en finir avec ce cauchemar », renchérit un autre. Même constat chez les travailleurs du secteur, ils souffriraient notamment aux heures de pointes : «On assure difficilement cette tâche. Quand on fait un arrêt, il y a toujours quelqu’un pour monter, même si le bus est bondé de passagers. Les gens sont pressés de rejoindre leur travail ou leurs familles. Parfois, ils attendent plus d’une demi-heure pour voir un autre bus passer. Avec la rentrée, nos souffrances se multiplient », se désole un receveur. Les citoyens se plaignent de cette situation, mais en vain. «On demande un transport de qualité, notamment en été où on souffre terriblement de la chaleur et de l’absence de climatisation. On est transportés dans des fours et non pas des bus», regrette un autre voyageur.
Djaffar Ouigra.
