Rien ne va plus au CEM Metrek Aomar de Tizi Rached. L’établissement est dans «un état d’abandon caractérisé (…) et il patauge dans des problèmes divers et multiples, dont la prise en charge tarde à venir», lit-on dans la déclaration de l’association de parents d’élèves dont nous détenons une copie. Dans cette missive, qui s’apparente beaucoup plus à un SOS, les parents d’élèves dressent un tableau noir de la situation «calamiteuse» qui prévaut au sein de ce collège. En effet, ils alertent l’opinion publique et interpellent, en premier lieu, les autorités concernées afin d’intervenir pour y remédier. Plusieurs dysfonctionnements sont signalés, à commencer par, «l’instabilité chronique qui ne date pas d’hier et qui persiste. Jusqu’à présent, l’établissement fonctionne sans directeur titulaire (…). En quatre années, l’établissement a connu pas moins de onze directeurs. Cette situation est inadmissible», soulignent les signataires de la déclaration. Les parents d’élèves soulèvent également le problème de la cantine scolaire : «Les dysfonctionnements au niveau de la cantine sont devenus permanents et récurrents. A l’opposé de l’annonce officielle ayant fixé la reprise du fonctionnement de la cantine au jour même de la rentrée, nos enfants n’ont droit qu’à des repas froids (…) Cette carence témoigne encore une fois du peu de considération qu’on accorde à notre établissement, à son personnel et à ses élèves», écrivent-ils. Sur le plan pédagogique et logistique, également, l’association des parents d’élèves se plaint d’un grand manque : «L’établissement souffre d’un manque terrible en moyens pédagogiques et logistiques. Le mobilier existant est très vétuste et parfois les élèves ne trouvent même pas de chaise pour s’asseoir. La dégradation des infrastructures de l’établissement a atteint des proportions inquiétantes et dans certaines salles, les élèves risquent à tout moment de voir le plafond leur tomber sur la tête, tant les infiltrations sont importantes», avertissent-ils. Par ailleurs, les parents d’élèves demandent à la tutelle «d’envoyer une commission technique, afin de procéder à un diagnostic et proposer des solutions», ils menacent «d’engager des actions de protestation, dans le cas où la situation resterait en l’état actuel», conclut le document.
Farida Elharani
