S. Ait Hamouda
Le plus haut degré dans les dédales de l’informel reste l’impunité dont il bénéficie en amont et dans la permissivité dont jouissent la plupart des «promoteurs» de l’informel. Qu’il soit de jure ou de facto, le laxisme avec lequel ils doivent compter ne se mesure qu’à l’aune des difficultés qu’a l’Algérien pour boucler ses fins de mois difficiles, délicates et éprouvantes. Et cela ne fait que commencer. Qu’il (l’algérien) patiente, cela est à son honneur. Il est connu pour ses réserves de patience inépuisables, mais en profiter, ne semble pas être indiqué ni même conseillé. Le commun des mortels vous le dira, l’Algérien peut tout accepter sauf à le prendre pour un demeuré. Le résultat à la fin des courses il le connait, mais il ne peut réduire à sa plus simple expression les bourdes dont il n’est pas responsable, à moins de le réduire à l’état végétatif. Et pour ce faire, il faudrait carrément lui faire assumer l’opprobre comme le bien à des niveaux acceptables. Lui faire admettre le pondérable et l’impondérable à force de convictions et de persuasion à travers un discours, dont le moins qu’on puisse dire, est juste avec la véracité imparable de l’Etat. En dehors, il n’est pas question de jouer avec ses convictions patriotiques. La dernière trouvaille de trottoir-sat, de la rumeur qui spécule avec la foi des Algériens ne peut pas durer. De plus, le tapage auquel il assiste ne fera qu’exacerber sa colère et sa rancœur dut elle se nourrir d’ «on dit» n’ayant aucune existence légale. On répète comme une arlésienne la rumeur et l’on sème ainsi les graines d’une substance toxique dans l’opinion pour l’empoisonner jusqu’à la lie et la monter contre son pays. C’est à croire le peuple prêt à se soulever pour tout et n’importe quoi. Il en faut d’autres pour que n’importe quel quidam puisse installer le doute chez lui. Il en va ainsi des Algériens.
S. A. H.
