Deux stations seulement assurent le service au chef-lieu – L’offre en carburant très insuffisante

Pour les automobilistes de Bouira ou ceux qui y sont de passage, faire le plein de carburant s’apparente à un véritable parcours du combattant.

L’insuffisance des stations-services au chef-lieu de wilaya en est la cause principale, créant de fait une situation qui s’apparente à une crise de carburant, d’autant, l’offre paraît inférieur à la demande. Actuellement, deux stations étatiques gérées par l’entreprise publique Naftal assurent l’approvisionnement en carburant de milliers d’automobilistes au niveau de la ville de Bouira. Ce nombre reste en deçà de la demande en carburant, surtout dans une ville de la taille de Bouira. De plus, et de part sa situation géographique, faisant d’elle une ville carrefour, Bouira voit transiter sur son territoire des milliers d’automobilistes qui viennent des quatre coins du pays. Ce qui fait que la demande en carburant est très importante et ne cesse de s’accroître au fur et à mesure que le parc automobile s’agrandit. Mais point de stations, hormis ces deux là pour absorber cette demande. L’une est située à Ras Bouira et l’autre se trouve à la sortie nord de la ville, en allant vers Errich. Chaque jour, du matin au soir, des files interminables d’automobilistes se forment devant ces deux stations pour faire le plein. Des files qui débordent souvent sur la route nationale n° 5, créant du coup des embouteillages monstres aux abords des deux stations. Parfois, il vous faut plus d’une demi-heure pour y accéder aux pompes. Il arrive aussi d’assister à des accrochages verbaux entre automobilistes et des scènes de disputes en raison de l’anarchie qui y règne. L’exigüité des deux stations, notamment celle se trouvant à Ras Bouira, est un autre facteur qui complique la situation en allongeant davantage les files d’attente. Certes, cette station a été entièrement réaménagée, mais elle demeure exigüe. Quelquefois, l’accès à cette station est carrément fermé et durant de longues minutes, en raison des opérations de dépotage. Une opération qui devrait être effectuée la nuit et non aux heures de pointe. Le même problème d’exigüité se pose également au niveau de la station sise au nord de la ville de Bouira. Ce qui crée du coup de la tension. En plus de cela, cette station est vétuste et loin de répondre aux normes. En effet, la station est parsemée de nids-de-poule et de trous béants qui agacent les automobilistes. Pis encore, elle ne dispose ni de toilettes ni d’aucun espace commercial. Cette station est dépourvue d’une clôture et accuse des insuffisances en matière de sécurité. Il y a deux ans de cela, un magasin avait pris feu et a failli se propager aux réservoirs à carburants. Le pire a été évité de justesse grâce à l’intervention rapide des pompiers qui ont éteint les flammes. Cette station nécessite un réaménagement entier et gagnerait à être agrandi pour prétendre à répondre à la demande en carburant et offrir un meilleur service à ses usagers. A propos de son réaménagement, le directeur de l’énergie et des mines (DEM) de la wilaya, Guemini Lazhar, affirme qu’ «un projet de réhabilitation avait été prévu il y a quelque temps de cela, mais ce dernier a buté sur des contraintes techniques dues au nouveau tracé de la double voie électrifiée Thénia – Bordj Bou Arreridj. Les services de Naftal attendent toujours la décision finale concernant le tracé de la voie ferrée». S’agissant des nouvelles stations-services, le DEM a indiqué «qu’aucun projet de station n’est prévu dans l’immédiat au niveau du chef-lieu de wilaya. » Devant cette situation pour le moins incongrue, les automobilistes n’ont d’autres choix que de tenter des trajets vers les communes avoisinantes d’El Esnam, Haïzer et Aïn Lahdjer, pour faire le plein de carburants.

Djamel. M