Chemini – La cantine de l’école d’Ilmaten fermée pour manque de personnel

Trois semaines après la rentrée scolaire, les élèves de l’école primaire d’Ilmaten dans la commune de Chemini se trouvent privé de la cantine scolaire. Le manque de personnel devant assurer les repas de midi aux petits bambins s’est soldé par la fermeture du service de la restauration. «Avec un cuisinier à la baguette, il est impossible d’assurer la restauration aux 134 élèves que compte notre établissement», nous dira un fonctionnaire dudit établissement scolaire. Cet arrêt impromptu a été décidé en raison du manque de personnel, en sus, l’année dernière, il avait été question de fermer la cantine pour les mêmes raisons, mais la volonté de certains ouvriers de l’école a fait que le service soit assuré jusqu’à la fin de l’année. Toutefois, en ce début de l’année, aucun employé n’a été affecté pour assurer l’aide au seul cuisinier de l’école d’Ilmaten. Du coup, ce sont quelque 134 élèves scolarisés au sein de cette école à être privés du repas de midi et à être astreint d’avoir des gamelles pour ne pas suivre les cours le ventre creux. . Dans ce cas, ce sont les APC qui sont mises à l’index. Certes, il s’agit là de la démobilisation de certains élus, qui considèrent déjà que leur mandat électoral a expiré. Pour rappel, depuis l’année dernière, la gestion des cantines scolaires dans les écoles primaires a été transférée par le ministère de l’Éducation au ministère de l’Intérieur qui a délégué cette gestion aux collectivités locales. Résultat, certaines communes, notamment celles à faibles recettes fiscales, n’arrivent plus à joindre les deux bouts. «Tantôt, c’est le manque de financement qui ressurgit, tantôt, c’est le personnel qui manque à l’appel», nous dira notre interlocuteur. De nombreux problèmes sont en effet répertoriés en ce début de la rentrée des classes, ce qui pénalise à plus d’un titre la mise en place d’un dispositif nécessaire pour l’ouverture des cantines scolaires. Il y a aussi le problème des cuisiniers, la plupart de ceux qui sont affectés pour la préparation des repas dans les écoles sont recrutés dans le cadre du filet social et n’ont aucune qualification professionnelle pour exercer ce métier. Nombre d’élèves résidents loin de certains établissements ou dont les deux parents travaillent, n’ont d’autre alternative que de se contenter d’un croûton pour tromper la faim qui les tenaille et tenir, ainsi, jusqu’à la fin de la journée. Des parents nous ont fait part de leur lassitude de devoir apporter chaque jour de quoi se sustenter à leur progéniture, à défaut de pouvoir les faire manger à la maison.

Bachir Djaider