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Les reprises : contrefaçon ou plagiat ?

Les chansons de Idir reprises par X, celles de Hnifa par Y, celles de Slimane Azem pr W ou celles de Cherifa par Z, vous connaissez ? Même le grand Aït Manguellat a été repris, sans oubliées les chansons ‘’arrangées’’, c’est-à-dire des paroles collées sur des musiques connues ! Tout le monde connaît puisque ce que l’on appelle les reprises sont vendues librement et passent même à la radio ! On croyait que ces ‘’reprises’’ étaient faites avec le consentement des auteurs mais on a fini par apprendre, par ces mêmes auteurs, que personne ne les consulte… et encore personne ne leur verse des droits d’auteurs. On peut admettre qu’un chanteur débutant imite une idole voire même la copie, pour ‘’faire ses armes’’, mais de là à commercialiser les chansons sous son propre nom, il y a un pas que certains n’ont pas hésité à franchir. Sous d’autres cieux, ces copieurs auraient été traînés devant les tribunaux ainsi que leurs éditeurs, mais une sorte de pudeur retient nos malheureux artistes. Très souvent, les chansons sont mal interprétées, les pseudos artistes étant des amateurs. En fait ce n’est pas l’amour de l’art ou de l’artiste qui motivent la reprise, c’est avant tout l’amour du gain facile. Une tendance qui pénalise non seulement l’artiste copié et le public, grugé, mais surtout l’art. Au lieu d’investir dans la création, source de renouvellement et donc d’enrechissement, on ressasse le connu, jusqu’à l’usure. Les reprises de la contrefaçon et du plagiat qui, comme toute contrefaçon et tout plagiat, doivent tomber sous le coup de loi… A condition, bien sûr que les auteurs pillés ou leurs ayants droits déposent plainte…

S. Aït Larba

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