Le lotissement Taourirt Ighil, créé il y a de cela plusieurs années dans le but premier de devenir un centre urbain important rayonnant sur toute la région, en le dotant de plusieurs infrastructures (siège pour l’APC, polyclinique, agence postale, CEM, CFPA, école primaire…) ressemble, malheureusement après plus de 15 années de vie, à une sorte de “no man’s land” où il est vraiment difficile de vivre. Puisque toutes les infrastructures érigées à coups de millions sont détournés de leur vocation originelle. Selon les dires d’un citoyen, il y a comme une volonté de rendre ce lieu invivable. Les logements sociaux et évolutifs construits pour absorber un tant soit peu la crise de logement, sont laissés au bon vouloir de Dieu. La viabilisation du site n’est pas menée à son terme (accès non bitumés, inexistence d’électricité…), ce qui rend ces logements quasiment inhabitables. Le comble, c’est que les bénéficiaires qui sont entrés en possession soit d’un lot de terrain ou d’un logement, n’ont pas encore reçu, malgré leurs multiples démarches, leurs actes de propriétés après plus de huit ans. S’il faut compter les griefs des citoyens qui se répètent dans les deux cafés de la région, c’est à n’en plus finir. Cet état de fait ne cesse de provoquer le courroux des citoyens résidants, qui se considèrent comme “les oubliés de la commune”. Ce qui augmente leur courroux, c’est cette information circulant et disant que dans le plan du développement prévu pour la commune, réalisé du temps des délégations communales, aucun projet, aussi minime soit-il, n’est affecté à leur village Taourirt, que d’aucuns se plaisent à appeler “Ighilirz”. De même que les espoirs nés avec la campagne électorale précédente sont vite partis en fumée. “On n’est jamais mieux servi que par soi-même”, disent certains. C’est ainsi que les habitants ont décidé de se prendre en charge en entreprenant diverses actions qui vont aller crescendo, pour que leurs revendications légitimes soient prises rapidement en charge. Ainsi, ont-ils initiés ces tous derniers jours deux pétitions : l’une portant sur l’électrification des logements évolutifs et l’autre sur leur raccordement au gaz de ville. “Comme première action, nous avons jugé utile de commencer par des pétitions, mais ce n’est qu’un début. Nous allons diversifier nos actions et mener notre combat jusqu’au bout !”, nous dit, d’un ton convaincu l’un des initiateurs.
Boualem B.
