L’école d’Amenchar attend sa reconstruction

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L’école d’Amenchar, dans la commune d’Ath Bouyoucef, est l’une des plus anciennes écoles de la région de Michelet dont elle dépendait auparavant. Sa reconstruction, suite aux dommages qu’elle a subis lors des importantes chutes de neige qui ont sévit sur la région, en février 2012, semble reportée aux calendes grecques puisqu’en ce moment, la cour et les classes qui doivent grouiller d’élèves sont transformées en parc à matériel de l’APC, une sorte de fourrière où l’on dépose des engins en panne et autres objets hétéroclytes. Rien n’indique, cinq ans après, que les autorités projettent une quelconque reconstruction sur les lieux. Quelques locaux ainsi que quatre logements ont été épargnés et pouvaient encore servir, selon les enseignants qui étaient en poste dans cette école, à l’époque. Mais la plupart des salles ont été compromises par les importantes chutes de neige. Même s’ils sont restés debout, les murs qui ont, par ailleurs, donné des signes de fragilité, menaçaient de s’effondrer à tout moment, mettant en danger l’intégrité physique des enfants et de leurs maîtres. Une partie de la toiture a été également endommagée. Ce qui a poussé, à l’époque, les autorités à fermer la structure éducative en attendant sa réhabilitation, dira-t-on. Il fallait donc, provisoirement, une solution pour scolariser les enfants de l’établissement sinistré. Ce qui fut fait et la décision de les affecter à l’école de Tazrouts, fut prise en accord avec les responsables de l’éducation. Selon nos sources, les services du CTC qui avaient expertisé les lieux, avaient proposé sa démolition afin d’éviter de mettre en danger quiconque fréquentant les lieux. Un budget de reconstruction de l’établissement avait été débloqué il y a deux ans, mais rien n’indique que l’école sera reconstruite. Un retard inexpliqué. D’autres établissements scolaires, dans le même cas, ont été réhabilités et fonctionnent normalement. Les riverains de l’école d’Amenchar ne désespèrent pas de la voir reprendre son entrain des grands jours. «Nos enfants ont le droit d’être scolarisés près de chez eux, comme tous les petits des autres villages», nous dit un habitant du quartier. Ce ne sera, malheureusement, pas pour demain. Triste fin pour un établissement qui a vu des centaines de cadres user leur fond de culotte sur ses bancs.

A. O. T.

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