Faute de stagiaires, l’annexe du centre de formation implantée au chef-lieu de commune, relevant administrativement du CFPA de M’Chedallah, a fermé ses portes depuis deux ans, Aussi incroyable que cela puisse paraître, cette institution des plus stratégiques dans cette région montagneuse a cessée de fonctionner après avoir bénéficié, en 2014, d’une importante opération d’extension et de modernisation qui a englouti une faramineuse enveloppe financière. Une extension des plus modernes qui a permis la création de deux ateliers, deux salles de cours bâties en R+1, une cuisine et un réfectoire, dotés d’un équipement sophistiqué, et enfin un terrain combiné du genre Matico. A l’heure actuelle, cette infrastructure, d’une capacité d’accueil de 200 places pédagogiques, est composée de quatre salles de cours, six ateliers, deux salles informatiques, un bloc administratif, deux chaufferies : l’une fonctionne au gas-oil et l’autre au gaz de ville, et une bâche à eau. Ainsi, la structure est dotée de toutes les commodités nécessaires des plus modernes, y compris le raccordement au réseau internet. Seulement, elle est abandonnée à son triste sort. En effet, aucun des centaines des filles et garçons éjectés du système scolaire ne bénéficient de cette institution, close après un engouement sans précédant durant les premières années de sa mise en service. Il faut dire que sa situation géographique n’encourage pas non plus les stagiaires à y affluer, puisqu’elle culmine à quelque 600 mètres d’altitude, bien exposée aux agressions climatiques exceptionnellement violentes. Ainsi la structure, entourée d’une dense forêt sur les flancs nord de la colline d’Achaivou, au pied du majestueux massif de Yemma Khelidja, se dégrade à vue d’œil, sans que cela n’émeuve.
Oulaid Soualah