«Nous devons nous conformer rapidement aux directives des ministères de l’Intérieur et des Moudjahidine. Déjà deux mois depuis que nous les avons reçues. Il faudrait faire vite», dira d’emblée M. Ali Iabadène, président de la Kasma locale des Moudjahidine. Et de nous donner des explications : «Il y a des édifices publics qui ont été baptisés depuis plus de cinquante ans et qui n’ont toujours pas d’arrêtés officiels. Je citerai juste les deux exemples du CEM Krim Rabah et de l’hôpital Krim Belkacem». Aâmi Ali, comme l’appellent ses pairs, nous montrera les deux dossiers des deux établissements cités, expliquant qu’ils ont déjà été ficelés. «J’ai une fiche descriptive de chacun de ces deux illustres personnages, leurs attestations, leurs extraits de naissance et de décès. Ces dossiers sont signés par mes soins et par le chef de la Nahya. Une fois les arrêtés signés par le wali, personne ne pourra les remettre en cause», ajoute-t-il. Pour notre interlocuteur, l’officialisation des deux édifices publics qui portent leurs noms se fera le 1er Novembre prochain. Il nous communiquera d’ailleurs le programme des festivités de commémoration de cette date historique : «Pour le 30 octobre, nous avons une cérémonie d’inauguration de la stèle Krim Said au CFPA qui fut baptisé depuis sa mise en service au début des années 80. Ce sera bien sûr en présence de l’association des fils de Chouhada et la direction de l’établissement. Le 31 octobre, dans la soirée, il y aura la diffusion de chants patriotiques, des projections de films d’histoire et des témoignages à la mairie. Le 1er Novembre, on procèdera au dépôt de gerbes de fleurs au mémorial des martyrs, du centre-ville». Notre interlocuteur nous apprendra par ailleurs que les festivités auront lieu soit à Frikat soit à Aïn Zaouïa où seront présents les représentants des quatre communes de la daïra (Draâ El-Mizan, Aït Yahia Moussa, Frikat et Aïn Zaouïa), comme ce fut le cas le 5 Juillet dernier où ce fut Draâ El-Mizan qui abrita les festivités officielles.
Amar Ouramdane
