S. Ait Hamouda
Les États-Unis ont claqué la porte de l’Unesco, emboitant le pas à son protégé, Israël. Ce qui, du reste, n’était pas une surprise pour tout le monde. Il y a même ceux qui ont présagé l’éventualité, d’abord par les déclarations tonitruantes de Trump, ensuite par l’admission de la Palestine à l’institution onusienne. Ce qui a dû fâcher les deux amis, les USA et l’entité sioniste, au point d’envisager leur retrait. Bien qu’il y ait des sceptiques, ceux qui croient à un coup de bluff de la part du Président étatsunien. Nous avons remarqué qu’en termes de feinte, il n’en est rien. Le plus grand bailleur de fonds de l’Unesco s’est retiré et tout est normal, ça n’empêchera pas le monde de tourner et de vivre. C’est quoi l’Union des Nations Unie pour l’éducation, les sciences et la culture ? Elle a pour objectif, selon son acte constitutif, de «contribuer au maintien de la paix et de la sécurité en resserrant, par l’éducation, la science et la culture, la collaboration entre nations, afin d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’Homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples». Malgré la clarté des motivations, qui n’ont pas l’air d’être appréciées par les deux compères, et c’est banal pour ces binômes qui n’aiment pas la paix. L’inscription de la ville d’Hébron, en Cisjordanie, au patrimoine de l’humanité, n’était pas du goût d’Israël ni de son protecteur, les USA, qui ont fini par rendre le tablier pratiquement simultanément. Quelles conséquences auront ces deux départs sur l’Unesco ? Pas grand-chose, d’abord ce n’est pas les 500 millions de dollars que les États-Unis versent annuellement à cette institutions qui vont la faire mourir, ensuite cet affront à la paix, au vivre-ensemble, à la détente est révélateur des scrupules israélo-américains quant à leur intérêt pour la Paix dans le monde.
S. A. H.
