A l’heure où le rationnement de l’alimentation en eau potable est des plus sévères, à l’heure où la sécheresse perdure, et à l’heure de la rationalisation des dépenses publiques, chose qui a fini par geler nombre de projets, dont ceux relatifs à l’hydraulique, des citoyens constatent encore, désemparés, d’innombrables fuites d’eau à travers, notamment, la partie Sud-ouest de la wilaya de Tizi-Ouzou. En effet, de la commune de Tirmitine à celle de Souk el Ténine, en passant par Maâtkas, des dizaines de fuites d’eau à travers les différents réseaux sont régulièrement signalées aux services de l’Algérienne des Eaux. Mais jusque-là ce ne sont pas toutes les brèches qui sont colmatées. Et ce ne sont pas les exemples qui manquent, plus particulièrement sur le chemin de wilaya N°228 reliant Tizi-Ouzou à Tirmitine. Aussi, dans la contrée de Berkouka, où le projet de la réalisation d’une nouvelle chaîne d’alimentation avait coûté la bagatelle de 20 milliards de centimes, plusieurs avaries ont été comptabilisées, notamment détectée sur la piste du village de Tala Meda, vers Tassift, où les eaux qui se perdent ont sérieusement endommagé la route. Ainsi, ce sont des milliers d’hectolitres qui se perdent dans la nature, au grand dam des villageois qui pâtissent de la pénurie de ce liquide. Pourtant ces derniers diront n’avoir eu de cesse d’interpeller qui de droit, en vain. «Le manque de moyens, souvent invoqué par les responsables de l’ADE, ne peut en aucun cas justifier ce laxisme», déclare un retraité résident à Souk El Tenine.
Amayas Idir
