l Onze familles, dont les habitations sises à Bab Ellouz, le plus vieux quartier de Bgayet, sont périodiquement envahies par des eaux provenant du sol, ne sont pas près de voir la fin de leur cauchemar. Lorsque l’APC s’est saisie de leur cas, c’est pour les recaser au niveau d’un hôtel de la place, en attendant de parer au plus pressé et rendre leurs domiciles habitables et salubres. Après 17 jours passés dans l’établissement hôtelier, ils ont été priés de rejoindre leurs pénates, la remontée des eaux ayant été contenue. C’est du moins l’assurance qui leur a été donnée. S’il est vrai que des travaux ont été entamés par l’Edémia, force est de constater qu’ils ont eu le même effet que celui d’un coup d’épée dans l’eau. Les inondations ont repris de plus belle et la situation ramenée à la case départ. Les intervenants, ceux qui sont justement chargés de gérer les urgences se rejettent la balle. L’APC avoue avoir fait sa part de boulot, en réquisitionnant l’Edémia et que de toute façon, elle n’a plus aucune autorité en matière de distribution de logement ou de recasement. Ce qui est vrai, c’est ceci : la daïra, concernée au premier chef, adopte pour le moment une attitude circonspecte. Quant à l’Edémia, elle semble incapable d’arrêter la moindre fuite d’eau, à en juger par les quantités énormes d’eau potable qui se déversent sur toutes les chaussées, de tous les quartiers de la ville. Pendant ce temps, des hommes, des femmes et des enfants, souffrant pour la plupart de maladies chroniques, continuent de boire le calice jusqu’à la lie.
M. R.
