L’école primaire Zoubir Lakhdar, sise au village Ouled Nacer, à 8 km au nord de la commune d’Aomar, souffre de beaucoup d’insuffisances, se plaignent les parents d’élèves. En effet, et selon ces derniers, l’établissement est situé dans une zone isolée, à la lisière d’une forêt. Et en l’absence d’un gardien et d’«une clôture digne de ce nom», les écoliers et le personnel sont, constamment, exposés à divers dangers. Au sujet de la clôture, un des parents expliquera que celle-ci est dégradée : «La clôture en Zimmerman est vétuste et demande à être rénovée ou carrément remplacée, pour mieux sécuriser l’école et empêcher l’intrusion des animaux et des personnes étrangères à l’enceinte de l’école», confie un parent d’élève. Pour en finir avec le problème de l’insécurité, les parents préconisent l’installation d’une clôture en dur avec un éclairage, et l’affectation d’un gardien dans cet établissement. L’autre problème relevé par les mêmes parents est l’absence de commodités, telles que l’eau et le gaz naturel. Pourtant, font savoir nos interlocuteurs, le réseau du gaz passe juste à côté de l’école. Mais celle-ci n’est pas encore raccordée à cette commodité et l’on continue encore à chauffer les salles de classe au fioul. L’eau courante y est aussi rare, surtout au niveau des sanitaires. Au sujet de ces dernières, les parents indiquent qu’elles sont vétustes et inaccessibles : «En plus du manque d’eau, les toilettes sont bouchées et inutilisables. Imaginons un instant un écolier qui a besoin satisfaire une envie pressante ! Cette situation est inacceptable et ne doit même pas exister», déplore l’un des parents. Toujours selon ces derniers, les salles des classe n’échappent pas à la dégradation, en témoigne l’état vétuste des portes et des fenêtres des salles de cours. «La boiserie est vétuste. Les vitres ont volé en éclats et le grillage des fenêtres est rouillé et arraché par endroits. Il faudrait réparer les portes et les fenêtres usées, remplacer certaines vitres et installer un nouveau grillage», préconisent nos interlocuteurs. L’autre problème, et pas des moindres, qui se pose au niveau de cet établissement est l’absence d’un réfectoire. «Aucun repas n’est servi aux élèves et ces derniers étudient le ventre creux. C’est pour cela que nous demandons la réalisation d’une cantine scolaire, pour assurer des repas chauds aux écoliers», dit-on. Devant toutes insuffisances, les parents d’élèves, soutenus par l’association Solidarité du village d’Ouled Nacer, affirment avoir saisi par écrit toutes les autorités (APC, daïra et direction de l’éducation), mais en vain. En septembre dernier, l’association du village a saisi le P/APC d’Aomar par écrit, pour l’alerter de «la situation qui prévaut dans l’établissement et lui rappeler les engagements pris avec l’association en mai dernier quant à la prise en charge des contraintes soulevées et l’amélioration des conditions de scolarisation des élèves et de travail des enseignants». Mais le courrier est resté lettre morte. Selon les membres de l’association, non seulement, ils n’ont pas eu de réponse, mais aucune action n’a pas été entreprise par la municipalité pour remédier à la situation. Au début du mois d’octobre, dans une requête adressée au wali de Bouira, dont nous détenons une copie, l’association a sollicité l’intervention «en urgence» des autorités de wilaya, pour l’alerter sur l’état de l’établissement et «dénoncer le laisser-aller et l’absence de réaction des responsables communaux». Dans le même courrier, l’association du village a demandé une réhabilitation de l’école pour garantir de bonnes conditions de scolarisation aux écoliers. Il faut préciser que l’établissement en question a été ouvert au début des années 90 et compte trois salles de cours, où sont scolarisés 30 écoliers.
Djamel M.