Autre coup dur au FFS

Partager

à la veille des élections locales, sensiblement affaibli par les nombreuses contestations et démissions enregistrées au sein des structures locales, notamment dans sa wilaya bastion, à Tizi-Ouzou, le FFS devra faire avec une autre défection de haut rang dans la localité de Bounouh.

En effet, c’est carrément le maire en poste qui a décidé de claquer la porte du parti pour opter pour le RND qui lui a proposé de mener la liste locale pour les municipalités du 23 novembre prochain, après sa mise à l’écart dans sa désormais ex-formation politique. Dans cette municipalité de Bounouh, cinq listes sont en lice pour les communales prochaines. Il s’agit du FFS, du RCD, du FLN, du RND et des indépendants. Mais ce qui est surprenant, c’est que le maire actuel d’obédience FFS a, en dépit de son long parcours de militant au sein du plus vieux parti de l’opposition, claqué la porte de son parti pour rejoindre le Rassemblement national démocratique (RND). Pour en savoir plus sur cette décision, nous avons pris attache avec M. Rabah Makhlouf, car c’est de lui qu’il s’agit : «Effectivement, j’ai quitté le FFS pour de nombreuses raisons, notamment pour ce qui concerne la confection de la liste parce que la directive de la direction nationale du parti a été bafouée localement», répondra-t-il. Et de poursuivre : «Après tant d’années de militantisme et d’engagement au sein du parti et un mandat à la tête de l’APC, où j’ai présenté mon bilan qui a été approuvé positif par les instances du parti, je me suis trouvé face à une structure locale qui voulait m’écarter coûte que coûte. Donc, j’ai préféré me retirer». Et il dira ni plus, ni moins sur cet épisode : «J’ai quitté le FFS pour les mêmes raisons que feu Aït Ahmed avait quitté le FLN en 1962», s’est-il contenté de dire. Officiellement, il a démissionné de son parti et a il a été sollicité comme tête de liste par le parti d’Ahmed Ouyahia. Offre qu’il n’a pas refusée. «En tout cas, durant mon mandat, je n’ai pas failli. Les réalisations de notre équipe parlent d’elles-mêmes», renchérit notre interlocuteur. Pour M. Rabah Makhlouf, l’équipe à laquelle il vient d’adhérer est «complémentaire» parce que, du moins, «les cinq premiers de la liste jouissent d’un capital important en matière de gestion dans différentes administrations et dans le mouvement associatif», conclut-il.

Amar Ouramdane

Partager