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Des ralentisseurs à profusion !

Entre la ville de Tazmalt et celle de Béjaïa, il y a autant de kilomètres que de ralentisseurs ! «Je les ai moi-même comptés», a assuré un chauffeur de bus qui effecue chaque jour deux voyages entre Tazmalt et Béjaïa. «C’est la galère, car la circulation est déjà dense sans les ralentisseurs. Pendant toute la durée du trajet, à part sur le double sens de circulation, nous sommes obligés de suivre la circulation quelle que soit sa lenteur», fulmine-t-il. Sur la RN26 entre Tazmalt et El-Kseur, a-t-on constaté, un camion ou un tracteur peut provoquer un bouchon interminable. «Un conducteur de bus roule la plupart du temps en deuxième lorsqu’il suit des véhicules, et en troisième lorsqu’il trouve une rare occasion de dépasser. La quatrième, il la passe rarement lorsqu’il roule sur un tronçon sans aucun obstacle. Enfin, il faut s’abstenir de dépasser partout où c’est interdit, car, en général, il y a un barrage de police ou de gendarmerie, dissimulé, qui fait le guet. La cinquième vitesse, il n’en a pas besoin du tout, car aucun régime avec lequel il roule ne la demande», explique notre interlocuteur. La route est plus congestionnée à Sidi Aïch, Takrietz Ighzer Amokrane et Akbou. Entre Ighzer Amokrane et Akbou, deux heures entières s’écoulent. A partir d’Akbou, le bus joue les prolongations. Il a encore bien des obstacles à affronter et d’arrêts à faire. Il n’arrivera pas à bon port à l’heure qui lui est assignée par l’organisation des transporteurs. Même chose en matière d’arrêts et d’obstacles à Riquet. Même entre Allaghan et Tazmalt, il y a encore des véhicules à suivre sans pouvoir les dépasser. En général, le bus dépasse l’horaire officiel d’arrivée qui lui est imparti. Certains chauffeurs et leurs receveurs n’ont même pas le temps de prendre leur déjeuner : «Nous mangerons au retour», déclarent-ils. Après une autre galère, ils rentreront à Béjaïa et se donneront enfin le temps de manger.

Nassim Fawzi

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