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Qui a tiré sur les militaires ?

Nous sommes jeudi. Il n’est pas loin de 22 h. Les militaires ratissent la forêt que se partagent les villages Ivahlal et Takerboust, dans la commune d’Aghbalou. Depuis que les faux barrages ont fait leur réapparition dans la région, les éléments de l’ANP n’ont cessé de fouiller inopinément le bois d’Aghbalou.Cette nuit, les militaires apercevront six silhouettes suspectes traversant la forêt, fusils en bandoulière.De peur de commettre une bavure, les forces de l’ordre se contenteront de tirs de sommation pour stopper les six suspects — qui ne seraient pas forcément des terroristes— et de l’usage de balles traçantes pour alerter leur garnison.Les six individus tireront carrément sur les militaires, avant de prendre la fuite à la faveur de la nuit et de la densité de la forêt. Les coups de feux alerteront les Gardes communaux et les autres militaires de la garnison qui se dépêcheront sur les lieux.Ils passeront au peigne fin la forêt. Au petit matin, ils tomberont sur l’un des six individus, gravement blessé. Délesté de son arme, se dernier sera transporté à l’hôpital de M’chedallah. Dans la région, on ne parle pas de terroristes mais de six chasseurs imprudents surpris par l’armée. De toute façon, le blessé — il serait du village Ivahlal, nous dit-on— finira par se confier à la gendarmerie qui mène l’enquête. En attendant, rappelons que d’aucuns savent que la chasse est interdite. En plus, et à supposer qu’il s’agisse de chasseurs hors la loi, nous nous demandons alors quelle est la nature du gibier qu’ils pourraient pourchasser à une heure aussi tardive de la nuit.

Anzar O.

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