Barbacha – Iguer Ouslene renoue avec Lawziâ

Dans plusieurs villages de l’arrière-pays de la wilaya de Béjaïa, le lancement de la campagne oléicole est synonyme de communion entre villageois. Cette communion se traduit, généralement, par le sacrifice d’un ou de plusieurs bœufs. Au-delà du caractère festif de cette tradition, plusieurs fois millénaire, Lawziâ ou Timechret permet aux habitants d’un seul village de vivre, l’espace de quelques jours, des moments de joie et de partage. C’est dans ce cadre que l’association Afous du village Iguer Ouslene, dans la commune de Barbacha, a organisé, hier samedi, Lawziâ. Une occasion ayant permis à tous les habitants dudit village de vivre des moments de retrouvailles, forts en émotion. Ainsi, les habitants natifs du village installés à Annaba, Oran, Alger, et dans d’autres villes du pays ou à l’étranger, ont tous répondu présents à l’invitation qui leur a été adressée par l’association Afous. «Ils sont venus d’Annaba, Oran, Alger et même de l’étranger pour vivre ces moments de retrouvailles avec Lawziâ», explique l’un des membres de l’association Afous. L’initiative se veut aussi, nous dit-on, un prélude au lancement proche de la campagne de la cueillette des olives, coïncidant généralement avec la première quinzaine du mois de novembre. Parallèlement, un volontariat pour l’érection d’une clôture au nouveau cimetière du village et le nettoyage des ruelles et des accotements de la route principale du village ont eu lieu. «Par notre action, nous voulons renouer avec les anciennes traditions des villages de Kabylie. Mieux que ça, nous avons mis à profit ces moments de retrouvailles et de communion pour renforcer les liens entre les habitants de notre village», précise-t-on, ajoutant que pas moins de soixante quartiers de viandes ont été distribués aux habitants du village. «Le sacrifice du bœuf et le partage de la viande ont eu lieu dans une ambiance bon enfant», fait-on savoir. Les membres de l’association Afous ne comptent pas s’arrêter là d’autant plus que plusieurs autres actions d’intérêt général sont inscrites dans leur programme d’action, promettant de redoubler d’efforts, pour faire revivre toutes les bonnes actions, qui permettaient jadis aux villageois kabyles de se prendre en charge, sans attendre les subsides des pouvoirs publics.

F. A. B.