Les notables de l’ex-Riquet contre l’APC

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Suite à plusieurs actions infructueuses pour faire aboutir leurs revendications, ces notables (représentant l’ensemble des villages de Riquet, tels que Mechta, At-Sellam, At-Melikèche) sont passés à la vitesse supérieure en occupant pendant la journée de lundi dernier le siège de l’APC. En l’absence du président de l’assemblée communale, une courte réunion a été improvisée avec les premier et deuxième adjoints maire qui a fini en queue de poisson. «Nous nous sentons frustrés de l’attitude du premier magistrat de notre commune qui use de faux-fuyants pour éviter de nous recevoir», déclarent-ils. Et de préciser : «Nous sommes les représentants légitimes de la population». Les protestataires menacent d’ores et déjà de passer à des actions plus musclées pour se faire entendre «si jamais le P/APC campe sur sa position et ne se penche pas sérieusement sur les problèmes de (notre) village». Leur plateforme de revendication soulève, entre autres, le problème de l’assainissement dont la conduite principale demeure non réalisée, le danger des eaux usées des oueds sur la population, le ramassage d’ordures qu’ils jugent désordonné et trop espacé. Le village compte une quinzaine de pistes, disent-ils, et seule deux sont réalisées. L’électrification du village pose également problème, car il existe encore des maisons qui ne disposeraient pas d’électricité. A ce sujet, ils se demandent «où est passée la promesse des responsables de Sonelgaz d’installer un transformateur». En outre, «une bonne partie du réseau électrique existant est réalisée avec des diamètres de câbles insuffisants, d’où son incapacité de répondre à la demande des citoyens», ajoutent-ils. Les notables de l’ex-Riquet réclament aussi la dotation de leur village en gaz de ville. Dans la foulée, les problèmes liés à la scolarité des enfants de ce village sont évoqués. Eu égard au grand nombre de collégiens de l’ex-Riquet scolarisés dans le centre urbain dans les CEM Internat, Nouveau et Guendouza, il est revendiqué l’implantation d’un CEM à Riquet et l’organisation du ramassage scolaire qui reste à ce jour insuffisant. Par ailleurs, l’absence de passerelles, d’abribus, de trottoirs, de passages piétons bien précis, de passerelles au niveau de la RN 26, constituent un danger permanent pour les habitants du village colonnel Amirouche. «Plus de 70 personnes de notre village ont trouvé la mort sur ce tronçon de route», selon ces notables. La régularisation des occupants des terrains acquis en 1927 auprès de madame Riquet, la dotation du village de téléphone fixe, l’obligation des propriétaires de sablières au respect des cours d’eau de l’oued Soummam, sont autant de revendications de ces notables et la liste est encore longue.

K. Kherbouche

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