La JSM Béjaïa a réussi à piéger le MC Saïda chez lui, en alignant, avant-hier, sa seconde victoire de suite (1 – 0), grâce à un but assassin inscrit par le latéral gauche, Mohamed Abdelli, dans le temps additionnel (90+4). Au grand bonheur des dizaines de supporters du club ayant effectué un long périple dans l’ouest du pays, pour soutenir les leurs. Ce succès est, ainsi, venu confirmer le réveil des gars de la Soummam et surtout montrer leurs intentions de défendre crânement leurs chances d’accession cette saison, malgré la déclaration d’après-match de l’entraîneur en chef, Mounir Zeghdoud, dans le seul but de tempérer les ardeurs pour prémunir, sans aucun doute, son équipe de toute pression inutile. Le mérite des équipiers de Lakhdar Drifel était d’autant plus grand qu’ils avaient malmené un adversaire qui n’est pas du tout facile à manœuvrer chez lui. Classée au 5e rang du classement général avec 14 points à son actif, la JSMB n’est désormais qu’à deux unités du podium. Cette performance, la seconde en déplacement après celle enregistrée lors de la troisième journée contre le RCK sur le même score, redonnera encore du baume au cœur pour les camarades de Farouk Benmansour, pour aborder dans les meilleures conditions les trois prochains rendez-vous du championnat. Ceux-ci sont prévus au stade de l’UMA contre, successivement, l’ASMO, le MOB et le MCEE. Commentant la victoire de son équipe contre le MC Saïda, le coach en chef béjaoui, Mounir Zeghdoud, dira en fin de partie : «Je suis naturellement heureux de cette performance acquise grâce à la grande volonté de mes joueurs, qui y ont cru jusqu’au bout. Pour dire vrai, on était venus pour au moins le point du nul. Et en fin de compte, on rentre à la maison avec la totalité des points du match, ce qui est fabuleux en soi. En fait, je crois qu’on ne pouvait espérer meilleur scénario. Cela dit, je dois dire qu’on a affronté un adversaire respectable qui nous a posé moult difficultés pendant toute la partie. Cependant, malgré cette victoire qui nous a beaucoup réconfortés, je suppose qu’il est prématuré de parler d’accession, sachant que le parcours demeure, à la fois, long et difficile. Pour l’heure, savourons ce succès avant d’envisager la suite».
B Ouari.
