Le raccordement au réseau du gaz de ville dans la commune d’El Adjiba connaît des fortunes diverses. Il y existe encore des villages à qui ne profitent pas cette ressource naturelle, il est fort à parier que leurs habitants ne vont pas pouvoir en jouir l’hiver prochain, à leur grande déception. À l’exemple des villages Lemdersa, Bouakache et Iherkane où les travaux de raccordement et d’installation du réseau du gaz de ville piétinent toujours, s’arrêtant pour reprendre au gré des « humeurs », indique-t-on. «Cela fait des mois que le projet de l’alimentation de notre village en gaz de ville traîne en longueur, et ce malgré nos maintes réclamations auprès des autorités compétentes. Le chantier s’éternise et la population s’impatiente. Je parie que pour cet hiver, nous n’allons pas allumer nos cuisinières et nos chauffages avec du gaz de ville, ce sera comme au bon vieux temps, c’est à dire avec la bonbonne de gaz butane», regrette un habitant du village Iherkane. C’est le même topo pour la rénovation des réseaux de l’alimentation en eau potable pour ces mêmes localités, cette opération connaît des valses d’arrêts et de reprises. L’eau potable demeure toujours un point noir dans ces contrées, nonobstant l’existence de la station de traitement des eaux du barrage de Tilesdit à un (1) km seulement de cette localité. L’opération de renouvellement des conduites d’eau et des différents réseaux obéit à ce projet de raccordement de cette municipalité à l’eau de Tilesdit. Malheureusement, elle prend encore du temps et les habitants s’impatientent. Ils procèdent, comme toujours, à l’achat des citernes d’eau pour palier au manque d’eau potable sur les réseaux de l’alimentation. «Nous sommes vraiment dans une situation peu enviable avec ces carences en tout genre qui nous rendent la vie insupportable. Nous déplorons l’absence du gaz de ville, de l’eau potable, des espaces de loisirs, de l’aménagement urbain », dit en substance un habitant du village Bouakache.
Y. Samir
