Site icon La Dépêche de Kabylie

La réouverture réclamée

Dans une requête adressée au directeur de l’éducation de la wilaya de Bouira, le comité du village de Tameziaft, dans la région de Tamelaht, commune d’Ahnif, a demandé la réouverture de l’école primaire Dahmani Mohamed Arezki du village. Selon le président du comité du village, l’école en question était restée fermée pendant plus d’une décennie et la décision de sa fermeture avait été prise à l’époque pour des raisons d’insécurité dans cette région qui a connu les affres du terrorisme. Seulement, et selon le président du même comité, des années plus tard et après le retour au calme, l’école reste fermée au grand dam des parents d’élèves. Cette situation a obligé beaucoup de parents à scolariser leurs enfants au niveau des écoles des villages avoisinants. Etat de fait qui n’arrange ni les écoliers en bas âge ni leurs parents. Car ces enfants âgés entre 5 et 8 ans sont contraints de parcourir près de 4 km pour rejoindre les bancs de l’école. «Jusqu’à quand nos enfants âgés de 5, 6, 7 et 8 ans continueront à souffrir en parcourant 3 à 4 km au quotidien pour rejoindre leur établissement scolaire», s’interroge le président du comité du village. Pour ce dernier, ce calvaire a trop duré et cette situation doit changer. D’où l’appel pressant lancé par les habitants du village au premier responsable du secteur pour rouvrir le primaire du village dans les plus brefs délais. Le comité du village rappelle que des demandes pour la réouverture de l’école du village avaient été adressées à plusieurs responsables dont ceux de la direction de l’éducation. Selon le président du comité, la direction de l’éducation avait promis aux villageois de rouvrir l’établissement dans les meilleurs délais mais les villageois attendent toujours la concrétisation de la promesse. Pourtant, explique le président du comité, l’établissement a subi des travaux de réhabilitation et ce projet a été réceptionné le 20 septembre dernier. «L’école primaire demeure toujours fermée alors que le premier trimestre tire à sa fin. Et jusqu’à quand doit-on attendre sa réouverture ?» s’interroge le même président. Ce dernier a tenu à faire savoir que depuis le retour de la sécurité, la quasi-totalité des habitants du village de Tameziaft a regagné la localité. Ce retour des villageois suppose la mise en place de mesures d’accompagnement pour garantir aux populations les conditions nécessaires d’une vie décente. Pour les villageois, l’école figure parmi les premières priorités. De leur côté, les services de l’éducation de la wilaya de Bouira ont indiqué que deux classes de première et deuxième année primaire ont été ouvertes cette année. Pour la DE, la revendication des villageois de Tameziaft appelant à la réouverture de l’école primaire Dahmani Mohamed Arezki a été satisfaite.

D. M.

Quitter la version mobile