Selon le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, la levée du gel de certains projets permettra de réaliser de nombreux projets stratégiques pour renforcer l’alimentation en eau à travers le pays. «Cette mesure permettra la réalisation de nombreux projets gelés, à l’instar du transfert des eaux du Sud vers les Hauts plateaux à la faveur d’un programme de dix projets de transferts dans le cadre de la politique de l’aménagement du territoire», a souligné, dimanche passé, le ministre, en réponse aux députés lors d’une réunion avec la commission des finances et du budget de l’APN dans le cadre de l’examen du projet de loi de finance 2018. Il s’agit également de la réception du projet de transfert des eaux de la région de Laghouat vers la wilaya de Djelfa avec une capacité de 4 m³/seconde, de Ain Oussara vers Tiaret et de Boussada vers le chef-lieu de la wilaya de M’Sila. «Le gouvernement planchera prochainement sur les modalités de lancement de ce programme qui sera réalisé en fonction des moyens financiers dégagés, d’autant qu’il constitue l’une des priorités du gouvernement et du secteur pour la mise en œuvre du plan hydraulique national», a indiqué M. Necib. Et d’ajouter : «l’objectif principal est d’éviter au pays le spectre de la sécheresse et le déficit en eau potable et en eau destinée à l’irrigation». En effet, le même responsable a fait état de 130 projets vitaux qui seront réceptionnés, fin 2017, susceptibles d’améliorer les niveaux de mobilisation des eaux, assurer l’alimentation en eau potable et étendre la superficie agricole irriguée et le niveau du traitement des eaux usées, outre le lancement de 68 nouveaux projets en 2018. «Le secteur sera renforcé avant la fin de l’année en cours avec d’importants ouvrages de mobilisation à l’instar de cinq barrages d’une capacité de 250 millions mètres cubes dans les wilayas de Mascara, Médéa, M’Sila, Laghouat et Tébessa», a-t-il précisé. Par ailleurs, il a affirmé que le projet de loi de finance 2018 avait introduit un nouvel article modifiant l’article 94 de la loi de finance 2003, en vertu duquel 16 % de la taxe complémentaire sur les eaux usées industrielles sera attribuée au profit du Fonds national de l’eau. En ce qui concerne les créances de l’Algérienne des eaux, M. Necib a fait savoir que «les mesures nécessaires ont été prises. Le secteur a mis en place le paiement par chèque et va vers le paiement par carte bancaire». Hocine Necib, a, en outre affirmé que le projet de loi de finance 2018 avait introduit un nouveau article modifiant l’article 94 de la loi de finance 2003, en vertu duquel 16 % de la taxe complémentaire sur les eaux usées industrielles sera attribué au profit du Fonds national de l’eau. Selon le texte l’article, il s’agit de l’attribution de 16 % de la taxe complémentaire sur les eaux usées industrielles au profit du Fonds national de l’eau, conformément au volume des eaux produites et au fardeau de la pollution provenant de l’activité industrielle. Cette procédure s’inscrit dans le cadre des procédures prises pour la lutte contre la pollution des ressources hydriques par les déchets industriels. Le secteur accorde la priorité à la sécurisation des ressources en eau et de les mettre au profit du citoyen, de l’irrigation agricole et du secteur industriel tout en améliorant le Service public lié à l’eau potable à travers la redynamisation de l’activité de proximité du service public consistant en la maintenance et la préservation des infrastructures et équipements publics. Le secteur tend également à travers ces mécanismes à suivre la mise en oeuvre des projets à même de faire face au gaspillage de cette matière précieuse. Dans le cadre de la Loi des finances 2018, le secteur a bénéficié d’une enveloppe financière de 138.759 milliards de dinars dont 104.660 milliards de dinars pour l’équipement et 14.099 milliards de dinars destinés au fonctionnement alors que 20 milliards de dinars ont été alloués à la gestion déléguée des services publics de l’eau par la Société des eaux et d’assainissement de la wilaya d’Alger (SEAAL).
Samira Saidj/ APS
