Le chef-lieu de la commune d’Ain Zaouïa dispose enfin d’un lieu de recueillement dédié à la mémoire des 280 martyrs de la Révolution du 1er novembre 1954. Il s’agit d’une stèle édifiée dans un terrain situé sur l’axe principal du centre urbain. Le terrain a été récupéré par voie judiciaire après son occupation illégale par une entreprise. Au demeurant, la stèle en marbre où sont gravés les noms des chahids tells que recensés par l’APC n’a pas encore été inaugurée officiellement. Et pourtant, le monument doté d’une cour bien aménagée était prête pour marquer l’événement national. Il semblerait que l’ONM local et des fils de chahids ont notifié au chef de daïra leur refus de l’inaugurer au motif que la liste des chauds figurant sur la plaque commémorative du monument est incomplète. De ce fait, les autorités locales ont décidé de surseoir à ce qui a été pourtant prévu depuis plus d’un mois, et ce par souci, affirme le président de l’APC sortant, «de ne pas créer une polémique autour d’un symbole et d’une date marquant le début de la lutte pour l’indépendance du pays». Tout compte fait, la nouvelle stèle qui s’ajoute à celle de la localité de Boumahni et des villages Azib Cheikh, Ait Maamar, Igharvienne, Bouhoukal et Kantidja, est un acquis pour la commune à mettre à l’actif du bilan de l’exécutif communal sortant, d’autant que plus de 3 millions de dinars ont étés injectés pour permettre d’achever ce projet cher aux moudjahidine de la commune. À signaler enfin que l’APC en collaboration avec l’ONM local et les fils de chahid ont marqué la commémoration du 1er novembre par le dépôt de gerbe de fleurs dans les six stèles de la municipalité.
Ramdane L.
