De la boue partout !

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Si les premières pluies automnales ont été bien accueillies par les agriculteurs, elles révèlent le désarroi des résidents de certains quartiers.

En effet, en l’absence de réseaux d’évacuation des eaux pluviales et d’accès, la cité dite des « 100 Logements » a été inondée par les eaux. «Depuis des années que nous interpellons les responsables locaux, aucun ne nous a écoutés. Vous voyez que nous pataugeons dans des mares d’eau alors que la boue est arrivée au bas des immeubles», fulmine un résident de cette cité qui avec d’autres se sont mobilisés pour ouvrir le passage. C’est le même constat au niveau de la route qui mène vers le lotissement, au siège de la daïra et au Centre de Formation Professionnelle et d’Apprentissage. D’ailleurs, même les fonctionnaires avaient dû se livrer à une gymnastique pour ne pas voir leurs semelles collées à la boue. «C’est une honte de laisser un accès comme celui-ci dans cet état. Pourtant, il longe le siège de la daïra», déplore un habitant du lotissement. Nos interlocuteurs ont, pourtant, entendu à maintes reprises que ce chemin allait être bitumé. Et un autre de nous dire: «nos autorités nous ont oubliés durant tout leur mandat. Et elles viendront encore une autre fois nous vendre leurs promesses. C’est de la pure surenchère». Selon les personnes rencontrées sur place, cette venelle n’a jamais bénéficié d’une quelconque opération d’amélioration urbaine, depuis des années. «Il suffit de regarder les bordures du trottoir pour remarquer qu’elles datent d’une autre époque. De toute évidence, notre lotissement a été délaissé sans savoir pour quelles raisons», constate un autre résident. En descendant vers la station Naftal, les traces de la boue charriée par les eaux pluviales démontrent bel et bien que cette route est à l’abandon. D’ailleurs, son état est édifiant. En plus du bitume rongé des deux côtés, des crevasses et des nids-de poule le jalonnent sur toute sa longueur. Dernièrement, des groupes de jeunes aidés par les agents de la protection civile avaient dégagé toutes les masses de terre déposées à cet endroit, depuis l’hiver dernier. Voilà le décor planté de nouveau, peut-être pour encore d’autres mois, si la future Assemblée qui sera élue après le 23 novembre prochain ne jetterait pas un œil vers ce point noir. On nous fait savoir que les résidents des quartiers oubliés ne seraient pas prêts d’abandonner leurs actions pour que les responsables prennent en considération leurs revendications citoyennes.

Amar Ouramdane

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