Des dizaines de familles dans le dénuement !

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à la cité Soumari, au cœur de la ville de Béjaïa, des dizaines d’habitations précaires abritent des familles entières subsistant dans le dénuement. Ces baraques, construites depuis des années en parpaings mal isolés, ne protègent ni du froid ni du bruit. Leurs toitures en tôles risquent d’être emportées à la moindre rafale de vent et leurs portes et clôtures sont des plus rudimentaires. S’y ajoute le problème de la promiscuité entre les habitations et celui de l’exiguïté, qui sont souvent la cause de l’expansion du bidonville. En difficulté et sans logement, ces familles n’ont trouvé d’autres choix que de se réfugier dans ces taudis, en espérant pouvoir le quitter un jour. Suffit-il seulement d’espérer pour que le rêve devienne réalité? Toutes ces familles n’ont pas atterri là par hasard. Ce problème de logement n’est que le résultat d’une série de précarités, notamment le chômage. Les habitants de cette cité ont maintes fois réclamé leur recasement dans des logements décents. «Nous avons frappé à toutes les portes, mais sans résultats! Nous avons même demandé dernièrement audience au wali de Bejaia afin de lui faire part de notre dénuement, mais notre demande est restée jusqu’à aujourd’hui lettre morte», dit l’un des habitants de cette cité. Il est à rappeler, en effet, que des logements ont été réalisés à Bejaia, dans la cadre de la résorption de l’habitat précaire mais n’ont pas encore été distribués. «Nous savons pertinemment que ces logements sont destinés aux habitants de la cité Soumari; nous ignorons pourquoi les autorités locales ne nous révèlent les noms des futurs pré-bénéficiaires de ces logements», s’interroge notre interlocuteur. Pour rappel, la commune de Bejaia a bénéficié d’un programme portant réalisation de 400 unités dans le cadre de la RHP. Le bidonville de Soumari, avait déclaré l’ancien wali, Hamou Ahmed Touhami, allait être rasé une fois tous les programmes de logements réalisés. La question quant à la réalisation de ce projet reste, néanmoins, jusqu’à ce jour sans réponse.

F.A.B.

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