La Dépêche de Kabylie

MAÂTKAS En dépit des incendies de la saison estivale – Importante production oléicole attendue

«En dépit des derniers incendies qui ont ravagé des dizaines d’hectares et l’absence des pluies au début de l’automne, une importante production oléicole est attendue à Maâtkas», soutiennent des propriétaires d’huileries dans la daïra.

Certains pensent même dépasser les productions record de 2008 et 2010. En effet, la plupart des dizaines d’huileries que compte la circonscription et qui demeure toujours en tête dans la production d’huile d’olive à l’échelle de wilaya, sont déjà fin prêtes pour cette saison. La production atteindra, selon les oliveraies, la barre des 25 quintaux l’hectare alors que pendant la saison écoulée, elle ne dépassait même pas les 10 q/ha, à en croire un ingénieur agroéconomiste. C’est dire que les paysans récolteront plus du double. Chose qui pourrait influer, sans doute, sur les prix de l’huile d’olive qui a frôlé les 750 dinars le litre en 2016. Actuellement, les prix oscillent entre 600 et 650 DA/litre pour le produit des saisons précédentes. Au niveau de la wilaya, on évoque une possibilité d’atteindre les 800 000 quintaux d’olives pour une superficie de 30 000 hectares. La wilaya pourrait même atteindre un million de quintaux si ce n’est ces maudits incendies dévastateurs et la sécheresse pendant les mois de septembre et octobre derniers. Pour rappel, les oléiculteurs victimes des incendies attendent toujours leur indemnisation annoncée pourtant en grande pompe par le gouvernement durant le mois d’août. Ainsi, plus de 800 000 quintaux d’olives seront pris en charge par un parc huilier d’environ 500 unités, parmi lesquelles plus d’une centaine d’huileries modernes, dont la moitié a été subventionnée par l’Etat. Dans certains villages, il y en a même des paysans qui fabriquent encore de l’huile d’olive avec leurs propres moyens, pour éviter des coûts en plus chez les huileries (entre 800 et 1 200 DA le prix de trituration d’un quintal). On croit savoir qu’ils atteignent le même taux d’huile par quintal que dans les huileries. C’est-à-dire 20% du poids. Signalons, enfin, que 99% de la production d’olives est destinée à la transformation (en huile) contrairement à d’autres wilayas (Mascara, Tlemcen… ) qui consacrent une bonne partie des olives récoltés en consommation directe via les conserveries. C’est dire que l’abondance de cette année tombe à point nommé dans la wilaya, après une saison plus que mitigée en 2016.

Amayas Idir

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