à l’échelle nationale, et selon une autre étude, l’attitude vis-à-vis d’une langue dans la situation sociolinguistique algérienne est désignée en général par les représentations qu’on a vis-à-vis d’elle. Alors, qu’en est-il de l’influence de ces représentations dans le choix de la branche d’étude des étudiants à l’université ? «Les locuteurs algériens construisent un ensemble d’images qu’ils associent aux différentes langues présentes dans leur environnement. Ainsi, ces langues sont jugées, hiérarchisées, nommées et même qualifiées selon les valeurs qu’on leur attribue. En effet, on accepte ou on rejette une langue selon les représentations que l’on se fait d’elle. Les jugements qu’on porte sur les langues révèlent les attitudes des locuteurs à l’égard des langues. Les étudiants de la faculté des lettres et des langues face aux langues arabe, française, kabyle et anglaise se forgent des représentations qui se traduisent par des jugements et des évaluations qui influencent leur choix de la branche d’étude. Il ressort que ces étudiants réagissent différemment à l’égard des langues présentes dans leur environnement linguistique et selon l’influence des éléments sociaux à savoir la langue maternelle, la variable sexe, l’opposition citadin – campagnard et le niveau intellectuel des parents. Le choix entre les filières ouvertes dans cette faculté se base sur les représentations et les attitudes que font les étudiants vis-à-vis des langues. Il est à noter que le statut politique et socio-économique des langues a une répercussion très considérable dans le choix de la filière au sein de la faculté des lettres et des langues et sur les attitudes des étudiants à l’égard des langues. En effet, la quasi-totalité des enquêtes se sont basées sur cet élément pour choisir entre les filières ouvertes dans cette faculté», est-il mentionné dans un mémoire de fin d’études, traitant de la problématique.
F. E.
