Tigrine – L'eau distribuée un jour sur dix

S’approvisionner en eau potable est devenu un véritable casse-tête pour les habitants de la commune de Boudjellil, et ce, à cause de la rareté de ce précieux liquide sur les réseaux de distribution. Le cas du village Tigrine, sis à 5 km de Boudjellil, est édifiant, avec une alimentation des foyers à raison d’un jour sur dix. «L’eau ne coule qu’une fois sur dix jours dans nos robinets. Cette situation ne cesse de s’empirer dans notre village (Tigrine, ndlr). La quête de l’eau potable est devenue un véritable cauchemar pour nous. C’est devenu aussi une obsession à la longue. Le stockage de cette denrée dans les jerricans et les citernes devient insuffisant, alors, on procède à l’achat de l’eau à 1000 DA le remplissage. J’espère que le prochain exécutif va prendre en charge ce lancinant problème», fait savoir un habitant de ce village qui compte environ 700 âmes. Avec l’extension urbaine et la croissance démographique, les besoins en eau notamment se sont décuplés, ces dernières années, et en parallèle il n’y a pas eu de réalisation d’ouvrages hydrauliques à même de renforcer ceux existants. Cette situation difficile a contraint les habitants à réaliser par eux-mêmes de petits forages, mais ceux-ci ne sont pas suffisants pour absorber toute cette demande en eau potable en constante croissance. Par ailleurs, il est à relever qu’il existe plusieurs sources en bas du village Tigrine qui ne sont pas encore exploitées. À l’instar de la source située en bas du village qui a vu l’ébauche d’un projet pour son captage vers les années 1980, avec la réalisation d’un réservoir et des canalisations. Malheureusement, ce projet n’est pas allé jusqu’au bout. «Si ce projet avait été réalisé, notre village n’aurait jamais souffert de cette crise d’eau potable», regrette un villageois. Néanmoins, les habitants ne désespèrent pas de voir un jour relancer ce projet pour alimenter toute cette localité en eau de cette source.

Syphax Y.