Le Syndicat national autonome des travailleurs de l'électricité et du gaz (Snateg) a décidé de rejoindre le rassemblement auquel a appelé l’intersyndicale de la fonction publique pour le 25 novembre prochain.
«Le Bureau national du Snateg croit à la solidarité intersyndicale, et s’efforce de préserver l’intégrité des organisations syndicales qui sont de plus en plus menacées par une politique de rétrécissement aux libertés d’exercice syndical. En effet, on adhère pleinement au mouvement syndical indépendant dans son élan de protestation, à Alger, qui se déroulera à Ruisseau le 25 novembre 2017», lit-on dans le communiqué rendu public par ledit syndicat, suite à la réunion de son Bureau national qui a eu lieu, hier, à son siège à Bab-Ezzouar, à Alger. Cette entité syndicale a dénoncé «la répression» dont ont fait objet plusieurs syndicalistes. «La répression se poursuit à l’encontre de tous les travailleurs adhérents au Snateg à travers les directions de Sonelgaz», souligne-t-on. «Les licenciements abusifs de nos délégués syndicaux se succèdent, provoquant ainsi une démobilisation des travailleurs à vouloir intégrer notre organisation syndicale», précise le même document. Le Bureau national du Snateg «condamne énergiquement les manœuvres illicites de certains dirigeants de Sonelgaz qui refusent tout émergence du pluralisme syndical dans le groupe Sonelgaz», a déploré la même source. Pour ce qui est des revendications mises en avant par ledit syndicat figure : la réintégration de tous les syndicalistes licenciés sans condition ; mettre fin à toutes les accusations et condamnation pénale à l’encontre des dirigeants syndicaux. Les travailleurs de la Sonelgaz exigent également une réponse rapide à toutes les correspondances du Bureau national Snateg et d’ouvrir les portes de dialogue avec le ministère du Travail concernant le document de retrait d’enregistrement «de notre organisation syndical effectué par l’ancien ministre du Travail Mohammad Ghazi», fait-on savoir. Il est utile de rappeler que la même organisation syndicale a déjà organisé plusieurs actions de protestation au niveau national pour faire aboutir sa plate-forme de revendications.
Samira Saïdj
