La Dépêche de Kabylie

Aghribs – Des infrastructures dans un état lamentable

Un petit tour d’horizon des différents projets dont a bénéficié la commune ces quinze dernières années suffit pour se convaincre de l’énorme gâchis commis par les exécutifs qui se sont succédé à la tête de la municipalité. Des infrastructures qui ont coûté des milliards au Trésor public sont dans un état lamentable. En effet, au niveau du chef-lieu, Agwni U Cherki, l’on est frappé par l’absence criarde d’un plan d’aménagement urbain. Quelques cités dortoirs, sans aires de jeu ni espaces verts, ont vu le jour, alors que les logements de la cité Laskri, livrés il y a une dizaine d’années, ne sont pas encore distribués et se trouvent laissés à l’abandon. C’est le cas aussi des 200 locaux pour les jeunes et du centre pour handicapés. Des infrastructures achevées mais dont personne n’en profite. Les 200 locaux éloignés du chef -lieu, sont sans structures d’accompagnement, dissuadant ainsi les plus téméraires. Quant au centre pour handicapés, catégorie sociale qui doit avoir une attention particulière, équipé en matériel mais qui n’a jamais été mis en fonction, reste un grand point d’interrogation. La poste du chef-lieu implantée dans un local exigu, situé dans l’enceinte de l’ancienne mairie, doit être délocalisée dans un endroit qui dispose de toutes les commodités. Ceci, alors que la poste de Tamassit, inaugurée pourtant à grandes pompes, n’a jamais ouvert ses portes, ce qui aurait pu éviter, surtout aux retraités de la région, de se déplacer jusqu’à Azazga ou au chef-lieu de la commune pour encaisser leurs pensions. Au village d’Agraradj, la maison de jeunes, portes et volets fermés, paraît comme une vielle maison hantée que ses habitants ont abandonnée. Malheureusement, c’est le triste sort de plusieurs autres infrastructures à l’image de la polyclinique du village Taboudoucht. Cette liste n’est pas exhaustive mais c’est un échantillon assez représentatif de l’état d’abandon et du laisser-aller dans lesquels sont plongées des infrastructures qui auraient pu donner un plus à une commune et une jeunesse déshéritées mais qui a des potentialités qui ne demandent qu’à être orientées et exploitées.

Mohand I.

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