Vallée du Sahel – La rivière se réveille !

Resté pendant des mois comme un sinueux filet d’eaux usées qui suintaient laborieusement sur son lit, l’oued Sahel semble « renaître » de ses cendres à la faveur des dernières pluies qui se sont abattues. En effet, comme constaté récemment, ce cours d’eau, l’un des plus importants dans la région de la vallée du Sahel, est entré en crue avec l’augmentation de son débit d’eau. Les torrents ont charrié des détritus qui se sont amoncelés sur ses rivages et ses berges. La crue a également apporté de nouvelles alluvions constituées de galets et de couches de sable et de boue. Comme il est connu, la nature finit toujours par se régénérer malgré toutes « les misères » que lui inflige l’homme. La remontée des eaux de cet oued induit parallèlement l’augmentation du niveau de la nappe phréatique, laquelle a chuté drastiquement ces derniers mois à cause de la sécheresse. Les niveaux des puits dans la région ont atteint des seuils critiques, ce qui augurait de mauvais auspices. Maintenant, les paysans et autres propriétaires de puits peuvent être soulagés de remarquer la remontée du niveau d’eau de leur puits. Cependant, force est de constater que les crues de cette rivière, qui « gronde » après chaque mauvais temps, continuent de donner du soucis surtout aux riverains et autres propriétaires des terres qui longent ce cours d’eau entré en furie. Effectivement, les défluviations du Sahel finissent le plus souvent par inonder les terres agricoles plantées d’oliviers. Comme c’est le cas, d’ailleurs, pour les localités de Chorfa, Raffour et Ath Mansour pour ne citer que celles-ci, où les eaux grignotent à chaque crue des pans entiers de terres laissant les propriétaires dans le désarroi ne sachant plus quoi faire pour endiguer ces « assauts » perpétrés par le Sahel. Certes, il y a eu des poses de gabions à plusieurs endroits mais cela reste toujours insuffisant, car d’autres lieux contigus à ce cours d’eau sont toujours exposés à ce phénomène, somme toute naturel.

Y. S.