En dépit de leur rencontre avec les représentants du ministère de l’éducation nationale, qui a eu lieu mercredi passé, les adjoints de l’éducation maintiennent leur mot d’ordre d’une grève nationale de deux jours, à compter de demain.
Après l’échec de la réunion tenue entre les deux parties, la commission des adjoints de l’éducation a relancé son appel à une grève nationale de deux jours, dès demain. La commission maintient également son appel à l’organisation des rassemblements de protestation devant les directions de l’éducation, au deuxième jour de ce débrayage. La révision du statut particulier des travailleurs de l’éducation ayant été l’une des revendications soulevées lors de la rencontre, «les représentants de la tutelle ont souligné la nécessité de prendre le temps nécessaire pour corriger ses lacunes et dysfonctionnements », lit-on dans un communiqué rendu public. En effet, les adjoints de l’éducation déplorent les «dysfonctionnements» contenus dans le décret exécutif n° 08-315, portant statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques de l’éducation nationale et le décret n°12-240 modifiant et complétant le premier. Toutefois, la commission en question n’a pas l’intention de céder sur sa plate-forme de revendications. Il s’agit notamment de «la régularisation de la situation des adjoints, ainsi que des adjoints principaux de l’éducation à travers leur promotion de grade de base à superviseur de l’éducation, en laissant le soin au ministère de trouver la meilleure formule, et ce, dans le but de mettre fin définitivement au système actuel de grades». Ce syndicat a soulevé, également, la nécessité d’annuler le contenu de la circulaire 003, concernant le grade de superviseur de l’éducation, en revalorisant l’expérience professionnelle sur la base de 10 ans et de 20 ans, afin de prétendre au grade de conseiller de l’éducation.
L. O. Challal

