Dans le secteur de l'habitat, la commune d'Ath Mellikèche accuse un énorme déficit. En effet, peu de quotas ont été attribués à cette municipalité rurale, où les assiettes de terrain manquent cruellement.
Etant donné que la majeure partie des terres de la localité relève du domaine privé, ce qui ne donne pas les coudées franches aux autorités de demander des quotas de logements, que ce soit dans la formule sociale ou locative (LPL). Actuellement, seul un parc immobilier constitué de 30 logements de type LPL est en phase de livraison au village Ath Ouamar. Le taux d’avancement des travaux a atteint les 80%, indiquent des sources locales. Le nombre de ces unités est jugé « très insuffisant » par les citoyens de la localité, eu égard à la demande qui va crescendo et qui se compte en centaines de dossiers qui « croupissent » encore dans les tiroirs de la municipalité. «Je ne vois absolument pas comment 30 logements seulement vont pouvoir satisfaire toutes les demandes exprimées en centaines dans notre commune. Cela va provoquer des remous, ce que je n’espère pas», relève un habitant de la localité. Par ailleurs, s’agissant du logement rural appelé communément le Fonal, la commune d’Ath Mellikèche a bénéficié de pas moins de 345 unités qui ont toutes été distribuées. Ce nombre est estimé comme étant loin des espérances, car la demande en habitat rural a littéralement explosé dans ces contrées, haut perchées. Cette formule suscite l’engouement des habitants de la commune, eu égard à son caractère pratique et accessible. L’aide octroyée en deux tranches d’un total de 700 000 dinars, même si elle est jugée « insuffisante » est perçue comme une bouffée d’oxygène par les mal-logés. Cependant, la tendance urbaine dans cette localité est à l’auto-construction, où les ménages comptent beaucoup plus sur leurs propres moyens pour construire leurs maisons.
Syphax Y.
