«Nous perdons un grand homme, intègre, un fervent militant qui œuvrait pour tout son pays qu’il aimait. C’était un homme de paix, humain et altruiste, parfois même au détriment de sa propre personne. C’est un honneur pour moi de l’avoir côtoyé et connu. Ces derniers temps, on était tout le temps auprès de lui à l’hôpital et chez lui. Nous garderons l’image d’un Said boukhari avec son grand sourire. Son combat n’a pas été vain, puisque la langue amazighe est nationale et officielle. Je garderai de lui personnellement le souvenir d’un homme disponible, répondant toujours présent, à chaque fois qu’on le sollicitait».
Ould Ali El Hadi, ministre de la Jeunesse et des Sports
«C’était un patriote»
«L’Algérie vient de perdre un grand homme en la personne du défunt Said Boukhari, un militant hors pair. Même dans les années 90, quand on négociait les accords d’avril, il était de ceux qui luttaient pour préserver l’unité des rangs. Il a tout donné pour Tamazight, il aimait sa Kabylie et son village. Quand j’étais directeur de la culture, il venait souvent plaider la cause du monde associatif. Said Boukhari était quelqu’un de très fier de son Algérianité, c’est un patriote dans le sens plein du terme. Je garde de lui l’image de quelqu’un de très courageux même dans la douleur. Alors qu’il luttait contre la maladie, à l’hôpital, il continuait de parler d’espoir et de culture. Nous avons perdu un grand monsieur, entier et propre, c’était un ami et un frère. J’étais toujours en contact avec ses amis proches et nous avons fait le nécessaire pour le couvrir d’affection. Le wali et le ministre Bouazghi l’ont également accompagné et il a été bien pris en charge par les pouvoirs publics et le secteur de la santé de Tizi-Ouzou».
Mohamed Bouderbali, wali de Tizi-Ouzou
«Un grand militant très courtois»
«Nous perdons aujourd’hui un grand militant. Je n’ai pas eu la chance de le connaître longtemps, mais depuis que je suis là nous avons fait au mieux pour être présents auprès de lui et sa famille. Je garde de lui le souvenir d’un homme très courtois qui a toujours le sourire aux lèvres, malgré sa maladie et la douleur qui le faisaient souffrir. Il est resté tout le temps optimiste et j’ai senti en lui un grand militant».
Propos recueillis par Hocine T.