Le verdict des dernières élections municipales à Azazga a entrainé l’arrivée en tête de trois listes indépendantes, menées par trois ex-maires, qui ont arraché chacune 4 sièges. En effet, la liste «Tafrara», menée par l’ancien maire FLN Mohand Amokrane Bennadji, arrive en tête avec 1 763 voix. La seconde place a été arrachée par la liste «Tadukli» avec 1 671 voix, une liste qui a été conduite, pour rappel, par M. Kaci-Chaouche qui fut le premier maire d’Azazga durant la période de post-ouverture politique sous la bannière du RCD. Celle-ci a été suivie par la liste «Sauvegarde et continuité pour le développement et le progrès» du maire sortant, Bouadi Mustapha, avec 1 593 voix. Cette élection a mis en évidence la faillite des partis traditionnels, qui n’ont pas réussi à convaincre beaucoup de monde. En effet, les formations politiques, à savoir le RCD, le FLN et le PT n’ont gagné que 2 sièges chacune. La liste parrainée par TAJ obtient 1 siège, alors que le RND, le FFS et le FAN n’obtiennent aucun. C’est une première pour la formation de feu Hocine Aït Ahmed qui n’obtient aucun siège dans la commune d’Azazga. Le balayage des partis politiques, le résultat très serré entre les listes indépendantes et le taux d’abstention élevé confirment la segmentation de la société. En d’autres termes, l’indigence du discours politique pendant la campagne, n’offrant aucune vision stratégique ni sur le modèle de la gestion participative, ni le développement durable et encore moins d’autres sujets importants, a laissé place à un discours de promesses, ciblant des franges de la société.
M. I.