Les voyageurs dans l’insécurité

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Réalisée en 2013 dans le cadre du lancement du nouveau plan de transport de la ville de Tizi-Ouzou, la gare intermédiaire de Timizart Loghbar a subi beaucoup de dégradations.

Les abribus en verre sont craquelés et, hélas, brisés pour la plupart. Les voyageurs, qui n’ont plus où attendre les bus et les fourgons, se trouvent contraints de patienter sous le soleil torride de l’été et les pluies diluviennes de l’hiver. La dégradation montre un laisser-aller injustifiable. Pour rappel, la gare a été réalisée, dans le cadre du nouveau plan de transport, pour accueillir les voyageurs venus des communes du Nord de la wilaya comme Boudjima, Ouaguenoun et Aït Aïssa Mimoun. Cependant, après trois années de service, les lieux se sont dégradés. Parallèlement aux abribus, les quais ont perdu leur visage. Jonchés de détritus, les nids de poule rendent la circulation quasi-impossible à l’intérieur de la gare. Pour rejoindre les quais, les transporteurs doivent traverser une entrée qui ressemble plus à une rivière qu’une route. Les toilettes publiques sont toujours fermées au point de se faire oublier les rares fois où elles sont ouvertes. Une seule gargote aménagée dans une cabane et une petite baraque aménagée par un vendeur de cigarettes sont les uniques commerces à la disposition des voyageurs. Hormis les receveurs et les chauffeurs de l’UTUSTO, entreprise de transport public, aucun homme en tenu adéquate n’est dans les parages pour faire sentir au voyageur qu’il est en sécurité. Le volet sécuritaire est inexistant, laissant souvent place aux voyous qui règnent en maîtres des lieux après 17 heures. Une fois cet horaire passé, le voyageur est livré à son sort. En outre, à partir de 16 heures, les fourgons et les bus se font rares, voire inexistants, à destination des communes comme Boudjima. Les voyageurs abandonnés sont contraints de voyager par escales, souvent deux ou trois.

Akli N.

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