Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, a souligné que son secteur fera exclusivement appel, lors de la prochaine année universitaire, à l’outil informatique dans toutes les opérations relatives aux inscriptions, œuvres universitaires, comptabilité et finances. «L’année universitaire 2018-2019 sera une année zéro papier. Toutes les opérations liées aux inscriptions universitaires et aux informations du secteur seront informatisées (recrutements, comptabilité, finance, inventaire, etc.)», a fait savoir M. Hadjar en réponse à une question d’un député lors d’une plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions orales. Au sujet de «la persistance du ministère à poursuivre la gestion centralisée contrairement aux dispositions du Plan d’action du Gouvernement», le ministre a affirmé que la seule chose centralisée était la base de données utilisée par le ministère, qui se trouve dans la wilaya de Laghouat, et ce en recourant à la plateforme numérique utilisée par le ministère de l’Intérieur pour les passeports et cartes d’identité biométriques, ainsi que le ministère de l’Education. «Nous recourons à la base de données du ministère de l’Intérieur pour les données administratives des étudiants (photos, âge, nom et prénoms, etc.) et celle du ministère de l’Education pour leur parcours scolaire», a expliqué M. Hadjar précisant que cette démarche s’inscrivait dans le cadre du processus adopté depuis quelques années pour parvenir à la e-gouvernance. S’agissant des mouvements de protestation enregistrés au niveau de certains instituts de sport, le même responsable a indiqué que ces derniers étaient en rapport avec les demandes de recrutement qui ne relèvent pas des attributions de son secteur. Par ailleurs, le ministre a démenti l’existence de cas d’étudiants universitaires, qui bien que réunissant toutes les conditions nécessaires, ont été privés de s’inscrire dans certaines spécialités.
Samira Saidj
