Conseil de wilaya consacré à l’état des lieux et perspectives – Des projets pour fluidifier la circulation automobile

Le wali de Bouira Mustapha Limani a présidé, en début de semaine, un conseil de wilaya lors duquel plusieurs points ont été débattus.

Le premier point évoqué a concerné l’évaluation des élections locales où le wali s’est montré satisfait du taux de participation enregistré par rapport à celui du dernier scrutin. Le taux de participation au scrutin du 23 novembre a été qualifié d’appréciable par M. Limani. Ce dernier a saisi l’occasion pour louer les efforts de l’ensemble des travailleurs et fonctionnaires ayant participé à la réussite du scrutin à Bouira. L’autre point débattu par le conseil de wilaya est lié au problème de la fluidité de la circulation et les encombrements au niveau de la ville de Bouira. Pour permettre le désengorgement de certains points noirs, le DTP a présenté une étude basée sur trois propositions, à savoir l’élargissement du pont dit «Cevital», la réalisation de deux sens giratoires, l’un à proximité de l’université et l’autre en face du siège de l’agence foncière et la troisième proposition concerne la réalisation d’une trémie du côté de la coopérative des céréales et légumes secs (CCLS) vers la cité des 70 Logements. Selon le directeur des travaux publics (DTP), les études techniques sont déjà lancées et il reste à choisir entre ces trois propositions. En réponse, le premier magistrat de la wilaya a invité les services techniques «à faire preuve d’imagination pour choisir la plus fiable à même de désengorger la ville» et épargner ainsi aux usagers de la route les désagréments causés par les engorgements au niveau de ces points noirs. Sur un tout autre sujet, ayant trait à l’environnement, le wali a fait remarquer que l’état des villes est négligé. À ce propos, il a invité les chefs de daïras à mener une campagne sans relâche pour éradiquer tous les points sensibles afin de permettre aux citoyens de vivre dans de bonnes conditions et dans un meilleur environnement. Pour cela, le wali a demandé aux chefs de daïras et aux services de l’Opgi de tracer un programme de ravalement dans le cadre de la taxe d’habitation. Sur un autre chapitre, le chef de l’exécutif a informé l’assistance que le gouvernement vient de lever le gel sur les projets du secteur de l’éducation. À souligner que la wilaya compte des projets répartis ainsi : six (6) cantines, deux lycées et un CEM qui sont à l’arrêt faute de financement. Toujours dans le secteur de l’éducation, le wali a insisté sur la prise en charge du chauffage au niveau des salles de classe et les cantines scolaires. Il a instruit les chefs de daïras et le directeur de l’éducation de doter les établissements scolaires en chauffage ou de procéder à la maintenance immédiate du matériel existant dans le but d’assurer aux enfants les meilleures conditions de scolarité. Répondant à ce sujet, le directeur de l’éducation dira que le travail est déjà entamé, tout en rassurant l’assistance qu’aucune contrainte n’est à déplorer. Concernant le programme de développement local pour l’année 2018, le secrétaire général (SG) de la wilaya a invité les chefs de daïras et les directeurs des différents secteurs d’activités de faire incessamment les propositions inhérentes aux préoccupations des citoyens et les transmette à la wilaya pour leur consolidation. Abondant dans le même sens, Mustapha Limani a réitéré l’obligation faite à tous de prioriser les préoccupations à commencer par l’alimentation en eau potable (AEP), l’assainissement et le désenclavement des zones montagneuses. Il faut savoir que tout le programme de l’année 2018 obéit à une certaine logique, eu égard à la situation financière que traverse le pays. Donc, la logique voudrait, dira le wali, de rationaliser au maximum les deniers publics et prendre en charge uniquement les problèmes liés aux besoins essentiels des citoyens. Tous ces projets seront financés par les différentes caisses de l’Etat, à savoir la caisse de solidarité des collectivités locales, les PCD et les PSD. Il est désormais permis aux maîtres d’ouvrages de lancer leur projet uniquement à concurrence des crédits de paiement accordés.

Djamel M.