L’inspection vétérinaire mobilisée

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Une vaste campagne de vaccination anti-brucellique vient d’être lancée par l’inspection vétérinaire à travers le territoire de la wilaya de Béjaïa, en application d’une instruction émanant du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, a indiqué la direction des services agricoles (DSA) dans un communiqué rendu public. Cette campagne de vaccination contre la brucellose des petits ruminants, lancée à titre gratuit le 3 du mois en cours, s’étalera jusqu’à fin février, a précisé le même communiqué. Pour le bon déroulement de cette campagne de vaccination importante, pas moins de 45 vétérinaires, fonctionnaires de la DSA et des bureaux d’hygiène communaux ont été mobilisés pour administrer les 35 000 doses de vaccin dont a bénéficié la wilaya de Béjaïa, a affirmé l’inspection vétérinaire de wilaya. En outre, la même source a indiqué qu’un matériel spécial de protection (gants et lunettes) est mis à la disposition des intervenants dans cette opération. Par ailleurs, les responsables locaux du secteur agricole appellent les éleveurs ovins et caprins de la wilaya de Béjaïa à adhérer à cette opération obligatoire, conformément aux lois relatives à la médecine vétérinaire et la protection animale. Cette campagne de vaccination, explique-t-on, revêt un intérêt public et national visant la sauvegarde du patrimoine animal du pays. Ainsi, les éleveurs, insiste l’inspection vétérinaire de Béjaïa, sont tenus de respecter les programmes et les lieux de rassemblements arrêtés pour le déroulement de cette opération d’intérêt national. Répandue à travers le monde entier, la brucellose est une maladie infectieuse et contagieuse qui affecte l’homme ainsi que la plupart des espèces de mammifères, notamment les ruminants domestiques et sauvages. Selon des spécialistes, cette zoonose se manifeste par des céphalées, une fièvre, une sudation abondante, des frissons, une perte de poids et des douleurs généralisées chez l’homme. Chez les animaux, elle se manifeste par des avortements et des stérilités. Le danger de la maladie, souligne la DSA, «consiste dans la gravité des cas humains contractés à partir de l’animal et les conséquences économiques néfastes liées aux pertes entravant le développement des productions animales». À noter que des dizaines de cas de brucellose humaine sont enregistrés annuellement à travers le territoire national.

Boualem S.

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